Déontologie

L’enseignant et... l’enseigné

Si chaque individu pouvait être juste envers lui-même et envers les autres, le monde se porterait sans doute mieux...

Chaque individu peut choisir son chemin, et les valeurs humaines universelles (La Règle d’Or) peuvent l’aider à devenir juste et bon.

Ces valeurs humaines universelles se rencontrent aussi dans les véritables traditions ancestrales fondamentales (Bouddhisme, Christianisme, Taoïsme, etc.).

Si la pratique du Tai Chi Chuan peut être une voie, elle ne doit pas forcément et obligatoirement suivre la voie du Taoïsme.

L’éclairage des valeurs humaines universelles suffit à sa pratique.

La voie du Tao, comme les autres voies,  ne tient pas compte des intérêts égocentriques des pratiquants.

C’est un chemin simple, émaillé d'acceptation et transformation de soi.

Dans le silence, dans l’humilité, dans l’écoute profonde de soi.

La pratique du Tai Chi Chuan ne fait pas exception aux travers rencontrés dans la plupart des activités humaines, où les attitudes des êtres humains ont une tendance trop souvent motivée par leurs vues étriquées, par leurs intérêts ou /et par leur inertie égocentriques.

L’enseignant se doit de suivre les règles de conduite propres à l’exercice de ses responsabilités d’enseignant (honnêteté, probité, rectitude, droiture, intégrité, transparence, équité, respect des personnes, poser correctement les limites, etc.).

Soyons circonspect vis-à-vis de personnes qui se prétendent ou se présentent comme "experts" !
Un expert doit d’abord être une personne à l’écoute de l’autre, notamment par son humilité et par son ouverture de cœur et pas uniquement par l’accumulation de son savoir. Il doit pouvoir (ré)-agir en sachant le cas échéant se mettre de côté, dans l’intérêt de celui ou de celle qui l’aborde.

Un expert, ou un maître - dans le sens noble du mot - transmet ses enseignements par la tradition profonde, par ses expériences.

Par son charisme, il doit pouvoir transmettre à l’enseigné ce qui permettra à ce dernier de faire évoluer son état de conscience.

De tels enseignements ne peuvent être inventés !

Mais tant que nous ne nous libérons pas de l’idéalisation d’un maître, d’un pseudo-maître ou même d’un professeur, nous suivons aveuglément, plutôt que de faire face à nous-même. En cette attitude, nous n’existons pas.

Faire face à nous-même, c’est se donner la possibilité, au travers de cette ouverture à notre intérieur, de laisser émerger ce qui doit l’être, afin d’apprendre à discerner les valeurs qui passent réellement dans la pratique du Tai Chi, et de s’affranchir de ces idéalisations-illusions qui nous enchaînent. C’est ainsi que l’on découvre la véritable, profonde valeur et signification de l’énergie (Qi).

On ne se retrouve donc pas par hasard dans une école de Tai Chi.

Ce sera un passage où l’on a quelque chose à vivre, où l’on doit faire ses expériences...