Santé physique - psychologie

 

 

Republié

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Commentaires de notre association

décembre 2015

Les microbes et nous –

 flore commensale, probiotiques, antibiotiques... 

Nature & Progrès

Jean-Pierre Gratia

    rôle capital du bon fonctionnement

       des intestins sur notre santé

Janvier 2016

 

 

Faites la paix

avec votre ventre

 

Santé-Nature-Innovation

Dr. Jean-Paul Curtay

informations utiles pour améliorer la santé de notre système digestif (dont les intestins)

Mars

2016

 

Prébiotiques et probiotiques : des merveilles de la nature

Santé-Nature-Innovation

Pr. Henri

Joyeux

essentiels à la force de notre système immunitaire, ils peuvent contribuer à prévenir de nombreuses maladies, de l’eczéma à Alzheimer en passant par la fibromyalgie.

 

Juillet

2017

 

 

L'arthrose et la pratique du Tai Chi

 

Vie & Mouvement

 

F.Baeb & A.Bangert

 

Un article qui informe des bienfaits de la pratique du Tai Chi pour les gens souffrant d'arthrose, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Arthrose à Liège le 17/9/2017.

Consultez également :

- le site de la Fondation Arthrose en Belgique http://www.fondationarthrose.org/

- le reportage vidéo effectué par RTL à cette occasion :  http://www.rtl.be/info/video/641737.aspx?utm_medium=email&utm_campaign=email&utm_source=sharing

Août

2017

Perturbateurs hormonaux

"Attendre de légiférer serait une inconscience"

Nature & Progrès

Dr.

Jean-Pierre

Bourguignon

Un article éloquent, qui met en garde contre ces substances chimiques qui, sournoisement, s'infiltrent dans notre corps, notamment via les glandes endocrines, causant des perturbations hormonales et autres !

Septembre

2017

 

Pour garder vos muscles, ignorez ce conseil

 

Santé-Nature-Innovation

 

Jean-Marc Dupuis

 

Cet article aborde un sujet fondamental: l'utilisation de nos muscles.

Avril

2019

Le (vrai) secret de santé de l'Homme de Glace

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau Un article qui nous invite à prendre conscience de capacités prodigieuses de résister aux grands froids,  capacités naturelles et physiques que nous avons en nous, êtres humains. Un sujet interpelant, peut-être à explorer par des personnes désireuses de faire une expérience corporelle de leur vivant !?

Avril

2019

Pour maigrir, oubliez le sport et faites ceci à la place

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau

Le titre de l’article semble surprenant, mais il sert en fait à nous faire comprendre un aspect majeur de la capacité du corps à gérer ses réserves d’énergie et à les utiliser à bon escient.

Cet article se rapproche de celui de Mr. Jean-Marc Dupuis (septembre 2017) à propos de « Pour garder vos muscles, ignorez ce conseil »

Avril

2019

Digestion difficile : manquez-vous de vitamine T ?

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau Cet article met bien en évidence le rôle primordial de l’alimentation, dont dépend la digestion, et de ce qui s’y rattache.

Avril

2019

L’art subtil de la respiration qui guérit

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau

La respiration, qui paraît si naturelle et donc un peu automatique, oubliée dans la vie quotidienne, est en fait le mécanisme physique le plus subtil.

 Se pencher sur sa profondeur, comme l’ont fait les grandes Traditions (Yoga, Qi Gong, etc.)est une opportunité de grandir.

Avril

2019

Activez le mode « rajeunissement » de votre corps
 

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau Se rendre compte de l’importance de la récupération du corps et de l’esprit durant nos nuits de sommeils !

Avril

2019

Versez ceci dans votre tasse et buvez « la sagesse de l’univers »

EXPLORA

Santé

Léopold Boileau Le thé contient l’une des substances naturelles les plus précieuses au monde : les polyphénols. Ces composés naturels possèdent de puissantes propriétés antioxydantes. Ils font du thé un breuvage presque magique pour notre santé

Avril

2019

8 idées fausses sur la sciatique et les hernies discales Santé-Nature-Innovation Jean-Marc Dupuis Si vous souffrez de la sciatique, voici un  article intéressant à lire.

 

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(décembre 2015)

Article paru dans Valériane n° 113 édité par l’asbl Nature & Progrès : « Les microbes et nous - flore commensale, probiotiques, antibiotiques... » par Jean-Pierre Gratia.

Cet article est très utile, car il nous fait rendre compte que nos intestins ont un rôle capital sur notre santé ; il montre l’importance d’avoir une flore intestinale en bon état de fonctionnement. Faire en sorte d’avoir des intestins qui fonctionnent bien vous aidera énormément à tous les niveaux de votre corps et peut améliorer considérablement de graves problèmes qui pourraient être évités si déjà nous respections plus le fonctionnement des intestins par l’absorption de bonnes nourriture de qualité et appropriées à soi.

 

Les microbes et nous

Flore commensale, probiotiques, antibiotiques…

Par Jean-Pierre Gratia

La flore bactérienne d’un individu adulte peut comprendre jusqu’à 1014 - cent mille milliards - de cellules bactériennes. L’ensemble des bactéries non pathogènes est une entité vitale pour notre organisme, au point qu'on le considère parfois comme un organe à part entière. C’est le cas de la flore intestinale appelée microbiote intestinal.

Le microbiote intestinal peut contenir jusqu’à mille espèces de micro-organismes différentes - dont quatre cents espèces de bactéries - qui contribuent au bon fonctionnement du système digestif,permettent la synthèse de vitamines et améliorent l'immunité. Cette flore est spécifique de chaque individu ; on peut le démontrer en comparant la flore dans l’intestin de faux jumeaux, dizygotiques, où elle diffère, à celle de jumeaux vrais, monozygotiques, où elle est identique. Elle évolue au cours de la vie. Elle vit en harmonie mais cet équilibre n’est pas le même à tous les âges et peut être renversé suite au stress, au vieillissement, aux mauvaises habitudes alimentaires et à l’usage d’antibiotiques. Elle participe à la résistance contre la colonisation de l'intestin par des pathogènes. Elle contribue à la détoxification et elle stimule la motilité intestinale.

Parmi les microbes intestinaux, il y a occasionnellement des archéobactéries méthanogènes. CesArchaeajouent un rôle écologique majeur dans des environnements anaérobies où ils suppriment les excès d'hydrogène et de produits issus de fermentation par d'autres formes de respiration anaérobie. Ces micro-organismes produisent du méthane, qui est un puissant gaz à effet de serre. Leur fréquence chez l’homme peut être diminuée par l’ingestion de lactobacilles. Diverses bactéries colonisent la panse des herbivores et y permettent la digestion de la cellulose par ces animaux. Il en est qui colonisent aussi le jabot du Hoazin, oiseau folivore. Ces bactéries permettent la digestion de la cellulose des feuilles, de la même manière que dans le rumen des ruminants. La flore microbienne fournit l’énergie à l’hôte sous forme d’acides gras volatils qui sont absorbés moyennant la présence de calcium. Les microbes du rumen des ruminants comprennent, en plus des bactéries, des protozoaires et des mycètes. Comme les protozoaires se nourrissent des bactéries, si celles-ci ne se portent pas bien, les protozoaires ne se portent pas bien non plus.

Les probiotiques

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants et bénéfiques à l'organisme qu’on peut réensemencer pour compléter la flore intestinale, par exemple après des diarrhées, lors d'un traitement antibiotique, ou en cas de chimiothérapie. En 1908, Elie Metchnikoff décrivait dans son livre,The Prolongation of life, la corrélation directe entre la longévité des Bulgares et la consommation de laits fermentés. Cent ans plus tard, on ne cesse d'étudier les bienfaits deces bactéries amies sur la santé humaine…

 

 Fig. 1 Colonisation du tube digestif par des Entérobactéries, comme le colibacille, et des bactéries à Gram positif  comme le Bifido. Le microbiote intestinal - en caractères rouges - comprend jusqu’à un trillion de germes - 1012- alors que l’estomac est colonisé par seulement cent à mille bactéries, surtout des lactobacilles,et parfois Helicobacter pylori responsable d’ulcères et de cancers de l’estomac.

 

Il est plus que probable que dans les temps anciens - à la préhistoire - les aliments étaient plus chargés de microbes que de nos jours et qu'une bonne partie des microbes que notre alimentation a perdus correspondait à ceux que nous réintroduisons aujourd'hui comme probiotiques. Sur base de ce qu'on connaît aujourd'hui des modes préhistoriques de "conservation", on peut en tout cas supposer qu'ils favorisaient nettement plus la fermentation des aliments que de nos jours. Et cela provenait sans doute de la présence abondante de microbes, notamment de ferments lactiques, favorisée par ces modes de conservation des aliments. Ces derniers, lors de l'ingestion, amenaient dans le tube digestif des quantités de bactéries, lactiques et autres, bien supérieures à celles que nous ingérons à notre époque.

Les probiotiques les plus connus sont les bactéries lactiques, dont il existe plusieurs espèces comme Lactobacillus casei. Ils augmentent la digestibilité en digérant certaines fibres alimentaires indigestes et permettent d’en récupérer les nutriments et, par ailleurs, améliorer le transit intestinal et la régularité. Ils peuvent diminuer les symptômes des gens souffrant d'intolérance au lactose. Ils favorisent l'absorption des protéines, des acides gras, des minéraux et des vitamines du milieu fermenté. Ils entrent en compétition avec les microbes pathogènes pour les nutriments et l’espace disponible dans l’intestin, et certaines espèces produisent des toxines actives contre d’éventuelles souches pathogènes accidentellement invasives. Ils produisent même des enzymes et des antioxydants, qui aident à détruire certains composés cancérogènes comme les radicaux libres.

Les prébiotiques

L’ingestion de probiotiques peut s’accompagner de celle de prébiotiques qui représentent une source sélective de nourriture pour les bactéries intestinales, et plus précisément pour les bonnes bactéries. Les prébiotiques font partie des fibres alimentaires - cellulose, lactose -, des fruits et des légumes,où on peut trouver l’inuline. Ils sont digestibles et fermentables - à part la cellulose qui n’est dégradable que chez certains animaux, dont les mollusques, les poissons et les ruminants - et ils sont tous résistants lors de leur passage dans l'estomac et l'intestin grêle, avant d'arriver dans le côlon, leur destination finale.

En ingérant des prébiotiques, on peut rééquilibrer la flore intestinale en favorisant la prolifération des bonnes bactéries au détriment des mauvaises bactéries et se protéger ainsi de nombreuses maladies liées à l'inflammation, comme le syndrome métabolique, le diabète, l'excès de cholestérol, etc. L’emploi de prébiotiques peut accroître le nombre de beaucoup de bactéries dans le microbiote intestinal d’animaux obèses ou diabétiques, où ces bactéries semblent améliorer le fonctionnement de la leptine, hormone peptidique qui régule les réserves de graisses dans l'organisme et l'appétit en contrôlant la sensation de satiété.

Une découverte toute récente concerne l’effet bénéfique d’une bactérie intestinale appelée Christensenella minuta sur le maintien de la sveltesse de l’homme. Comme cette bactérie est présente et fréquente dans les selles de personnes sveltes, les chercheurs l’ont ajoutée au microbiote intestinal provenant d’une personne obèse qu’ils ont inoculé à une souris, qui reste mince, alors que ce microbiote sans cette bactérie l’a fait grossir. De grands espoirs peuvent donc naître en matière de traitement des obèses par des microbes.

La microflore normale du corps humain comporte des microbes ailleurs que dans les voies digestives. On les trouve partout sur la peau, dans le cuir chevelu, les aisselles, la bouche, l’oreille externe, l’urètre ou le vagin. La flore commensale comprend en moyenne 1012cellules bactériennes sur la peau entière d’un individu adulte mais est variable en qualité et en quantité selon la topographie. Elle est formée de germes à Gram+peu pathogènes, tels que les staphylocoques blancs - S. epidermidis - et certaines corynébactéries… Les mains accueillent un nombre considérable de micro-organismes - au moins dix mille par centimètre carré - dont certains peuvent être potentiellement pathogènes.

 

Fig. 2 Flore bactérienne cutanée. On distingue des coques et des bacilles dans les sillons de la peau (Crédit illustration Darlyne A. Murawski/NGS)

 

Les antibiotiques

Un antibiotique - du grec anti : "contre", et bios : "la vie" - est une molécule qui tue les bactéries ou bloque leur croissance. Dans le premier cas, on parle d'antibiotique bactéricide et dans le second cas d'antibiotique bactériostatique. Un même antibiotique peut être bactériostatique à faible dose et bactéricide à dose plus élevée.

Un grand nombre d'antibiotiques sont produits par des champignons ou des bactéries dont ils sont des métabolites. Les antibiotiques agissent de manière spécifique en bloquant une étape essentielle au développement : synthèse de la paroi, de l'ADN, des protéines, production d'énergie... Ce blocage se produit lorsque l'antibiotique se fixe sur sa cible, une molécule qui participe à l'un de ces processus métaboliques essentiels. Cette interaction entre antibiotiques antibactériens et leur cible est très sélective, spécifique des bactéries et ces composés ne sont en général pas actifs sur les champignons. Il existe d'autres molécules actives sur d’autres types d'agents infectieux, soit des antifongiques contre les levures par exemple ou des antiviraux actifs contre le développement de certains virus et qui sont distincts des antibiotiques proprement dits, terme arbitrairement réservé aux antibactériens.

Ce qu’on ignore, et cela est regrettable en Belgique, c’est que les premiers travaux sur les antibiotiques, ou plutôt sur les phénomènes d’antibiose, ont été effectués à l’Institut Pasteur de Bruxelles, où on recherchait leur rôle éventuel en écologie bactérienne (1).

Paradoxalement, tout en diminuant, dans un premier temps, très fortement le risque infectieux, l'usage généralisé, voire abusif de certains antibiotiques - y compris en traitement préventif, curatif ou en complément alimentaire dans l'alimentation animale, etc. - a conduit au développement de populations de microbes antibiorésistants, à une augmentation du risque nosocomial et, semble-t-il, à une augmentation significative du risque de contracter certains cancers.

La résistance aux antibiotiques nécessite des tests en laboratoire à partir de prélèvements à partir du malade pour savoir quelle thérapeutique utiliser. Ce phénomène de résistance est donc dû à la sélection de formes résistantes par l’usage abusif des antibiotiques. La cause initiale de cette résistance est génétique et est double. La moins fréquente est la mutation d’un gène sur le génome bactérien, la seconde est plus importante et consiste en le transfert par conjugaison de plasmides porteurs de gènes codant pour des enzymes neutralisant chacune un antibiotique donné. Il y a parfois recombinaison génétique entre différents plasmides de façon à rendre la bactérie multirésistante, ce qui représente un problème très grave.

Note :

1) On peut consulter à ce sujet mon livre Microbiologie et biologie moléculaire en Belgique. Histoire des premiers artisans(2001), Le Harmattan, Paris

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(Janvier 2016)

Article paru dans le n° 51 des dossiers de Santé et Nutrition de décembre 2015 :

« Faites la paix avec votre ventre » par le Dr. Jean-Paul Curtay,

via le site https://www.santenatureinnovation.com/ de l'éditeur Santé-Nature-Innovation.

Cet article est une suite logique à l'article précédent. Son approche est particulière et fort intéressante.

Le Dr. Curtay fournit ici beaucoup d'informations très utiles que nous pouvons mettre en pratique pour améliorer la santé de notre système digestif, ce qui est vraiment essentiel pour la santé en général, et nous l'en remercions vivement.

Ci-dessous, annonce de la parution de cet article pour les abonnés de Santé-Nature-Innovation

 

Votre numéro de décembre est en ligne

Chère abonnée, cher abonné,

Reflux, indigestion, ballonnements, pesanteurs gastriques, constipation, diarrhée…

Pour 40 % des Français, c’est dans le ventre que se concentrent les pires douleurs chroniques et les troubles les plus gênants au quotidien. Quand le ventre va mal, tout va mal.

C’est la raison pour laquelle je me réjouis de vous présenter un projet sur lequel le Docteur Jean-Paul Curtay a travaillé pendant de nombreuses semaines et qu’il publie en décembre dans lesDossiers de Santé & Nutrition.

C’est un numéro vraiment exceptionnel. Sans doute la somme la plus complète et pratique réalisée à ce jour des remèdes naturels et efficaces contre les problèmes digestifs et les douleurs au ventre.

Le Dr Curtay ne s’est pas contenté de retranscrire sa propre expérience de praticien. Il l’a confrontée aux résultats des études scientifiques les plus récentes : ainsi, vous trouverez aussi bien dans ce dossier les dernières solutions pour les symptômes de l’aérophagie que pour les complications les plus sérieuses du syndrome du reflux gastro-œsophagien (RGO).

Mais avant d’aller plus loin, je vous propose de faire une visite dont vous allez vous souvenir longtemps. Dans votre ventre…

Vous allez comprendre ce qui s’y passe une seconde après avoir avalé une bouchée de pain, ou croqué dans une pomme… Accrochez-vous, ça va très vite, mais c’est proprement fascinant. Et vous allez mieux comprendrez pourquoi quelques mauvaises habitudes, en apparence anodines, peuvent avoir de lourdes conséquences …

Le peuple qui n’a pas mal au ventre 

Plus de 8 mètres de long. Telle est la longueur que totalisent les tunnels de notre intestin ! Avec des replis à n’en plus finir, une paroi incroyablement fine (elle se mesure en microns), une population de cellules et de glandes qui produisent les acides, les hormones, les neurotransmetteurs, les enzymes, les millions de milliards de bactéries qui transforment la nourriture que nous consommons en énergie.

Et toute cette population… nous parle !!!

Vous allez faire la connaissance d’un étonnant « porte-parole » du ventre, le nerf vagal, qui joue un rôle essentiel dans la transmission de certains messages. Et vous comprendrez ainsi pourquoi on parle du ventre comme du « deuxième cerveau ».

Sachez d’ores et déjà que les globules blancs et les anticorps jouent dans notre ventre un véritable rôle de douaniers. Hélas certains facteurs, vous allez le voir, leur compliquent la tâche. Et la frontière devient de plus en plus poreuse…

Mais ce n’est pas le cas chez tout le monde : certaines personnes parviennent en effet à maintenir des garde-barrières efficaces.

Les Asiatiques, par exemple, souffrent jusqu’à 10 fois moins des reflux gastro-œsophagiens que les Européens. Pourquoi ? Plusieurs habitudes alimentaires permettent à leurs globules blancs et leurs anticorps d’être plus efficaces.

Quant à certains bouddhistes, une pratique nutritionnelle particulière réduit de moitié la fréquence de leur reflux !

Vous comprendrez, à la lecture de ce numéro de décembre des Dossiers de Santé & Nutrition, qu’il est possible d’adopter ces réflexes pour un résultat durable.

Le jour où la digestion se dérègle

Dans cette édition, le Dr Curtay liste les nombreux responsables de la perturbation de la flore intestinale.

Vous retrouverez bien sûr certains ennemis bien connus : le stress, une alimentation trop riche en produits d’origine animale, la pollution… Vous verrez aussi pourquoi les enfants élevés en ville n’ont pas la même chance que ceux de la campagne.

Bien sûr, certains aliments et compléments alimentaires peuvent réellement nous aider à enrichir notre microbiote (flore intestinale) :

  • les végétaux riches en fibres, en prébiotiques, en polyphénols ;
  • les bifidogènes comme l’inuline et les fructo-oligosaccharides (FOS) : poireau, oignon, ail, artichaut, banane, asperge, etc.
  • les aliments riches en bifidus et lactobacillus : choucroute, aliments lactofermentés, yaourts au soja. Mais attention cependant au kéfir et au kombucha.
  • Etc.

De nombreux médicaments, en revanche, jouent un rôle désastreux sur l’équilibre de notre flore. Le pire, vous allez le voir, c’est qu’ils sont prescrits… pour des maux de ventre !!!

Le repas de tous les dangers

Vous trouverez également dans ce numéro des Dossiers Santé & Nutritionde nombreux outils simples et efficaces pour se débarrasser des accumulations d’air :

  • d’abord, suivez la petite promenade digestive du Dr Curtay ;
  • pratiquez un sport, cela aide à évacuer l’air : le plus efficace étant le jogging, les sauts (on peut tout simplement sautiller sur place), le stretching ;
  • faites du yoga, en particulier les positions inversées, la plus simple étant la chandelle (restez 3 minutes)
  • et découvrez d’étonnantes petites percussions sur le ventre venues d’Asie, qui peuvent également faire beaucoup de bien…

Surtout, vous verrez pourquoi le Docteur Curtay écrit, en le soulignant trois fois, que le dîner est vraiment le repas de tous les dangers.

C’est en particulier le cas si vous souffrez de pesanteurs gastriques ou d’indigestion(gastrite).

Car une inflammation qui se prolonge dans l’estomac est la porte ouverte à des dégâts de plus en plus profonds : ulcères, métaplasie(les gènes des cellules sont endommagés et on évolue vers une lésion précancéreuse), et fatalement, le cancer.

Il faut rappeler ici que la gastrite et l’infection à la bactérie Helicobacter pylorisont les causes majeures de cancers de l’estomac.

Mais vous verrez que certaines mesures peuvent être mises en place rapidement pour ne pas en arriver là :

  • choisir des aliments riches en polyphénols (baies rouges, noires, violettes, pourpres, pommes bio avec la peau, huile d’olive extra-vierge, curcuma, clou de girofle etc.)
  • ajouter du gel d’aloe vera bio à 99% (2 à 3 cuillérées à soupe par jour dans des smoothies, fruits pressés, soupes…)
  • consommer une huile riche en oméga 3 : 2/3 de lin ou de cameline avec 1/3 d’olive ou de colza pour assaisonner (2 cuillérées à soupe par jour) 

Certains suppléments (Physiomance DNAir, bromélaïne, vitamine D, etc.) complètent ces premières mesures d’urgence.

Le Dr Curtay vous donne évidemment la posologie complète et la durée de la cure dans ce numéro des Dossiers de Santé & Nutrition.

Petit détail : il a sur le poivre de Cayenne, souvent conseillé pour les dyspepsies (inconfort du haut de l’estomac), un avis… très piquant. Epicé, même.

Le roi du ventre tranquille

Mais venons en maintenant au « Roi du ventre tranquille », un oligo-élément particulièrement efficace pour soulager de nombreux problèmes digestifs : le magnésium.

Le magnésium est en effet utile contre le stress, qui est l’un des ennemis majeurs de notre ventre. Chaque pic de stress perturbe son bon fonctionnement, et un stress chronique augmente :

  • l’acidité de l’intestin,
  • la sécrétion de sérotonine et de substance P (douleurs abdominales),
  • les risques de reflux (sécrétion d’histamine et de gastrine),
  • les entrées de fer dans les cellules (le fer est un violent pro-oxydant, pro-inflammatoire et cela peut entraîner, à terme, une maladie de Crohn)

Dans ce numéro de décembre des Dossiers de Santé & Nutrition, le Dr Curtay liste 11 moyens d’améliorer vos apports alimentaires journaliers en magnésium(quinoa, tofu et huile de colza ne sont que les plus connus). Mais il reste que notre alimentation ne nous apporte en moyenne que 240 mg de magnésium par jour (les recommandations sont de 400 mg).

Il est donc indispensable de prendre des compléments, mais pas n’importe comment !

Le Dr Curtay vous propose une « cure d’attaque » déterminante, mais attention à bien suivre ses indications.

Enfin, ce numéro détaille également d’autres solutions naturelles efficaces pour retrouver l’équilibre digestif :

  • Pour accélérer la reconstitution d’une flore plus riche en bactéries protectrices, faites des cures de probiotiques : cure inaugurale de 10 à 20 milliards d’UFC par jour d’un mélange de bifido et lacto-bactéries de 30 jours ;
  • Et si vous avez déjà entendu parler de la glutamine (un acide aminé), vous allez voir qu’elle peut être très utile,dans certaines conditions, pour restaurer la barrière digestive et arrêter les passages indésirables de protéines insuffisamment digérées.

Ça n’est là que le B.-A.-BA.

Vous retrouverez en détail ces explications dans ce numéro de décembre des Dossiers de Santé & Nutrition, ainsi que de nombreuses autres solutions pour soulager durablement les maux de ventre, qu’ils soient passagers ou chroniques.

Vous verrez notamment que les troubles digestifs se soignent aussi… avant de passer à table.

Ainsi, une règle essentielle des centenaires d’Okinawa vous surprendra peut-être, mais je ne doute pas que vous l’adopterez très vite après l’avoir découverte…

Voici le lien pour accéder à votre numéro du mois de décembre : (réservé aux abonnés) (PDF téléchargeable)

En complément de la version électronique standard, vous pouvez désormais lire les Dossiers de Santé & Nutritionsur votre tablette ou votre smartphonegrâce à un nouveau format de lecture: (réservé aux abonnés)

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis


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Les Dossiers de Santé & Nutritionest une publication de SNI Editions.

Service courrier : Sercogest, 44 avenue de la Marne, 59290 Wasquehal - France

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mars(Mars 2016)

Dans une suite logique à l'article précédent, voici un article " Prébiotiques et probiotiques : des merveilles de la nature "  paru début 2016, et rédigé par le Pr. Joyeux, cancérologue, spécialiste de la nutrition, professeur de médecine et chirurgien des hôpitaux.

Les informations qu'il nous communique sont fort intéressantes et instructives afin d'améliorer la santé de notre système digestif, essentiel pour la santé en général.

La divulgation de cet article sur notre site a été aimablement accordée par l'éditeur Santé-Nature-Innovation.

 

La lettre du Professeur Joyeux

         
 

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d'information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles.

Prébiotiques et probiotiques : des merveilles de la nature

Je reçois beaucoup de questions concernant prébiotiques et probiotiques.

C'est un sujet capital, car loin d’être une "mode", leur action pour notre santé est décisive. Ils ne se contentent pas de réduire au silence les troubles digestifs (ballonnements, diarrhées, constipation…) : ils sont essentiels à la force de notre système immunitaire et peuvent contribuer à prévenir de nombreuses maladies, de l’eczéma à Alzheimer en passant par la fibromyalgie.

Pour mieux les connaître et savoir comment les trouver naturellement, j’ai interrogé notre meilleur conseiller en micro-nutrition, notre fils aîné Jean Joyeux (il est enseignant en nutrition et micronutrition, coach et consultant en nutrition, intervenant à l’université de Bourgogne, spécialisé en nutrition sportive).

Question 1 – De nombreuses personnes confondent pré- et probiotiques, mais de quoi s’agit-il ?

Les prébiotiques sont des fibres végétales.

Leur particularité est d’être à la source des « probiotiques », ces bactéries de la flore intestinale indispensables à la vie. Notre organisme ne peut pas entretenir une bonne flore intestinale, riche de ces fameuses « bactéries probiotiques », sans une bonne alimentation riche en « fibres prébiotiques ».

Question 2 – Où trouve-t-on les prébiotiques ?

Les prébiotiques sont dans nos aliments, particulièrement dans les végétaux.

Les fibres des fruits et légumes sont celles qui nourrissent les « bonnes » bactéries intestinales et les aident à se reproduire. Ce sont des « glucides » ou sucres complexes naturels, bien différents des sucres simples ou raffinés néfastes pour la santé. Ces glucides complexes ne sont pas digérés par le tube digestif haut, mais beaucoup plus bas dans le gros intestin, particulièrement dans le côlon droit (caecum et côlon ascendant). Ils ne sont donc pas assimilés par les humains et ne sont pas source d’énergie pour nos cellules, mais bien pour les bactéries de notre flore intestinale.

Parmi les sucres complexes présents dans les végétaux, on trouve la cellulose qui est un glucide non assimilable, donc fait partie de la catégorie des fibres.

Question 3 – Les fruits peuvent-ils aussi en apporter ?

Il y a d’autres types de fibres, de plus petites dimensions, qui sont très importantes : les fructo-oligosaccharides (également appelés « FOS »), présents comme leur nom l’indique dans les fruits, particulièrement quand ils sont frais et de saison.

Les spécialistes parlent également de l’inuline qui est un mélange de fructose et d’autres sucres simples, présents naturellement dans de nombreuses plantes. Ces fibres alimentaires sont aussi appelées « fructanes ».

Les sources de fibres sont nombreuses dans notre alimentation et sont exclusivement végétales. Les céréales complètes en contiennent beaucoup, mais aussi les fruits, les légumes, les légumineuses… Ces aliments doivent donc constituer une grande part de notre alimentation.

Question 4 – Toutes les fibres ne sont-elles pas les mêmes ? Il y a les solubles et les insolubles, quelles différences ?

On doit faire la différence entre les fibres solubles (pectines dans la peau des pommes et de nombreux autres fruits, dans les algues, inuline présente dans de nombreux fruits et légumes…), et des fibres insolubles (les lignines, le son…).

Les fibres insolubles, plus ou moins dures, jouent le rôle d’un balai des déchets digestifs dans le côlon et le rectum, mais peuvent également avoir un effet irritant quand on en abuse, jusqu’à créer des petites rectorragies (émissions de sang dans les selles). 

Les fibres solubles, en revanche, apportent de l’eau, des vitamines, des oligoéléments, et participent activement à l’entretien de la paroi digestive. Elles subissent ensuite, dans le gros intestin, la fermentation par les bactéries de la flore intestinale qui s’en nourrissent. Les bifidobactéries et les lactobacilles sont les familles de micro-organismes typiques du microbiote intestinal les plus étudiées. 

Question 5 – Les fibres peuvent être crues dans les fruits, mais il faut bien les cuire quand on consomme des céréales et les légumineuses ?

Pas nécessairement. C’est systématiquement le cas dans les préparations industrielles qui utilisent des cuissons excessives pour garantir la durée de conservation des aliments et réduire le risque bactérien. On a trop souvent l’idée que les légumes doivent forcément être cuits, et les méthodes de cuisson sont la plupart du temps mal maîtrisées. On cuit trop longuement, ou à trop haute température, ou encore sous pression, ou au micro-onde… Mais on y perd énormément d’un point de vue gustatif.

Rappelons que les vitamines et les antioxydants contenus dans les végétaux sont « thermolabiles », c’est-à-dire très sensibles à la température, mais aussi à la pression ou aux phénomènes énergétiques déclenchés dans le four à micro-ondes. Les pertes concernent donc aussi l’apport vitaminique, et c’est vraiment une chose à éviter, particulièrement aujourd’hui.

Dans le cas des fibres, les cuissons excessives transforment une partie des fibres et des sucres complexes en sucres simples. Ce sont des sucres qu’on pourrait qualifier de « cachés », qui n’auront que de mauvais effets sur la flore intestinale et sur la santé. L’excès de cuisson n’est pas bon pour la santé, apporte de l’amertume aux fruits, à tel point que pour une simple compote, on en arrive à ajouter du sucre, alors que les sucres déjà présents dans les fruits devraient amplement suffire !

Idéalement les fruits ne doivent pas être consommés cuits, mais seulement frais, de saison et si possible BIO.

Certaines personnes qui ont des diverticules sur le côlon gauche en particulier (petites hernies sur les bords de l’intestin qui peuvent s’infecter et en rétrécir le calibre), ont des difficultés à consommer des fibres. On leur prescrit une alimentation souvent sans résidus ou avec le minimum de résidus. C’est une méthode qui supprime le mal-être dans l’immédiat mais qui ne doit pas être maintenue à long terme.

Ces patients peuvent en réalité consommer des fibres solubles ou douces appartenant à certains fruits, tels petites bananes, mandarines, poires et pommes sans la peau, fraises… Il faut prendre la précaution de les réintroduire très progressivement, plutôt en début de repas, en les mastiquant bien. On déconseille dans un premier temps les oranges, pamplemousses, ananas, grenades, sauf leurs jus frais.

La cuisson est donc à éviter pour les aliments à fibres solubles, au contraire des aliments à fibres insolubles.

Pour que les fibres des céréales et des légumineuses (haricots, lentilles, pois-chiches…) jouent leur rôle sans mauvais effets, on doit les faire tremper quelques heures, puis les cuire al dente. Ainsi la mastication pourra jouer son rôle, c’est-à-dire préparer la digestion – commencée dans le palais des saveurs – qui se poursuivra dans l’estomac, puis l’intestin grêle, avec les liquides fabriqués par le foie (le bile) et le pancréas.

Question 6 – Quelles sont les fonctions les plus importantes des prébiotiques ?

Les 8 fonctions essentielles des fibres prébiotiques pour votre santé

  • L’absorption de minéraux, en particulier du calcium et du magnésium dans le côlon. N’oubliez pas que le meilleur calcium est celui qu’apportent les végétaux et non pas les produits laitiers animaux dont le calcium n’est absorbé qu’à 30 % au maximum. Elles sont également riches en potassium qui lutte contre l’acidification des tissus et régule favorablement la tension artérielle.
  • La diminution des pertes calciquesqui mettraient en danger le tissu osseux en provoquant l’ostéoporose. Point n’est besoin de médicaments contre cette maladie, même s’ils sont proposés systématiquement autour de l’âge de la ménopause avec des arguments scientifiques manipulés. Ils sont un autre scandale sanitaire, car authentiquement dangereux et rigoureusement inefficaces contre l’ostéoporose.
  • L’abaissement des taux des lipides sanguins, surtout les triglycérides.
  • La stimulation de l’immunité, car la flore intestinale joue un rôle d’activateur et de régulateur des fonctions immunitaires. En entretenant une bonne muqueuse intestinale, on limite le risque allergique et de pathologie auto-immune.
  • L’effet protecteur contre le cancer du côlon par la formation d’acides gras à chaînes courtes (butyrique, propionique, acétique)qui représentent l’énergie princeps des cellules du côlon, stimulent leur renouvellement et leur spécialisation tout en inhibant leur cancérisation.
  • La réduction de laconstipation avec meilleure consistance de selles facilitant les évacuations. Les fibres conditionnent le poids des selles mais également leur niveau d’hydratation.
  • La formation des gaz par la fermentation :5 gaz principaux : 20 à 80 % d’azote, 10 à 40 % de gaz carbonique, 5 à 20 % d’hydrogène et 1 à 20 % de méthane… Des gaz non odorants, et normalement peu abondants… si vous avez l’habitude de consommer des végétaux à chaque repas.
  • Le besoin de mastication, qui accélère l’apparition de la satiété, et ralentit l’entrée du sucre dans le sang. Ces effets permettent de prévenir l’obésité, les troubles métaboliques et le diabète.

Question 7 – Et les probiotiques ?

Le premier à s’y être intéressé fut l’Ukrainien devenu Français Ilya Ilitch Metchnikov, qui reçut le prix Nobel de médecine en 1908. Le terme de probiotique s’oppose à antibiotique, il date de 1965.

Selon l’OMS et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la définition officielle des probiotiques est : « micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels ».

Ce sont en réalité pour l’essentiel des ferments lactiques, micro-organismes et type bactérien (et non pas levures) présents dans notre tube digestif de haut en bas, à des concentrations variables (très peu dans l’estomac, énormément dans le gros intestin).

Question 8 – Ce sont donc des bactéries, des micro-organismes non dangereux, utiles à notre santé ?

Par définition ces bactéries n’ont pas d’effet pathogène, ce qui fait d’elles d’authentiques « bons microbes ». On compte plus de 1000 espèces différentes dans notre flore intestinale (également appelée « microbiote »), représentant 100 000 milliards de micro-organismes et pesant entre 1,5 et 3 kg. Plusieurs milliers d’études poussent les spécialistes à parler d’un véritable organe, tant les fonctions physiologiques du microbiote sont importantes pour la santé. Une partie de ce microbiote est constituée de ces fameux probiotiques.

Evidemment, les traitements antibiotiques comme les chimiothérapies qui raccourcissent la vie des cellules ou organismes en multiplication – à n’utiliser seulement que s’ils sont vraiment nécessaires – détruisent facilement tout ou partie de la flore intestinale.

C’est ce qui explique l’intérêt des prescriptions de compléments sous forme de ferments lactiques – sorte de réensemencement de la flore intestinale – associés aux antibiothérapies et aux chimiothérapies. Les effets à long terme des probiotiques de qualité sont d’ailleurs clairement bénéfiques, en fonction des souches bactériennes utilisées.

Question 9 – Notre flore intestinale peut donc varier de saison en saison ? C’est notre microbiote intestinal ?

Il faut ajouter que la flore intestinale ou microbiote est en perpétuelle évolution en fonction de ce que nous mangeons :

  • Trop de protéines animales et c’est la constipation, les mauvaises odeurs, les colites à bas bruit ou les douleurs intestinales récurrentes.
  • Trop de glucides assimilables (pain, riz blanc, pâtes, pâtisseries, sucreries…) et c’est l’inverse : diarrhées, ballonnements non odorants…
  • Trop d’antibiotiques, et les symptômes d’irritation intestinale, d’affaiblissement de l’immunité, de mauvais transit apparaissent…

Question 10 – Il faut donc savoir bien composer son repas, et bien comprendre ce qui se passe dans tout notre tube digestif, de haut en bas

La composition de chaque repas doit donc toujours comprendre plusieurs portions de fruits et légumes, car les fibres qu’ils apportent permettront de nourrir la « bonne flore intestinale ».

Ces probiotiques pourront parfois assister le changement alimentaire ou rééquilibrer une flore défectueuse, mais ils ne remplaceront pas à long terme une alimentation équilibrée. Ces organismes vivants sont nécessaires aux fonctions digestives et à l’équilibre des organes concernés, et ce « de haut en bas ».

Chaque jour, avec nos boissons et l’eau contenue dans les aliments, notre tube digestif voit passer jusqu’à 10 litres de liquide au total.

  • Nos glandes salivaires peuvent fabriquer jusqu’à 1,5 litre de salive à pH alcalin. Dans notre palais des saveurs, nous avons environ 100 000 germes polymorphes.
  • Notre estomac fabrique 1 litre de liquide gastrique à pH acide et contient en revanche peu de germes (100 à 1000).
  • Notre foie fabrique environ 1 litre de bile, dont le pH alcalin, qui est stérile (ne contient pas de bactéries).
  • Notre pancréas fabrique environ 1 litre de liquide pancréatique à pH alcalin, également stérile.
  • Notre intestin grêle de 4 à 6 mètres de longueur fabrique 1 litre par mètre et contient 10 000 à 1 million de germes.
  • Notre côlon réabsorbe les liquides et est le principal site de développement des colonies bactériennes (jusqu’à 100 milliards !!).

Question 11 – Comment les prébiotiques et les probiotiques ont-ils des actions spécifiques ?

Les 7 fonctions essentielles des probiotiques pour notre santé.

  • L’entretien de la paroi intestinale, car nos entérocytes et colonocytes ou colocytes (cellules intestinales du grêle et des côlons) vivent au maximum 4 jours, et donc se renouvellent sans cesse. C’est ce qu’on appelle l’entéropoïèse intestinale. Les cellules finissant leur vie sont éliminées régulièrement dans les déchets. 
  • La prévention de la porosité intestinalequi laisserait passer des molécules ou nutriments non digérés, et donc potentiellement allergéniques, voire antigéniques. Cette porosité provoque beaucoup de malabsorption et laisse passer des toxines dangereuses pour tous les organes, du foie au cerveau en passant par les tendons, les articulations, les os… 
  • La synthèse de vitamines : la vitamine K (nécessaire en particulier à la coagulation du sang en cas d’hémorragie, au niveau d’une petite plaie) ; la vitamine B9 ou acide folique (nécessaire pour prévenir l’anomalie nerveuse de naissance dans la région lombaire et du sacrum qui se ferme mal, créant le spina bifida) ; la vitamine B12 (essentielle au fonctionnement du système nerveux central, en particulier à la protection de la gaine de myéline autour des fibres nerveuses qui permet le passage de l’influx nerveux), fabriquée par les probiotiques, n’est pas absorbée au niveau intestinal. Elle a besoin de la protéine spéciale (facteur intrinsèque) fabriquée par l’estomac pour être absorbée plus loin au niveau intestinal.
  • L’absorption des nutriments (aliments qui ont subi la digestion) pour passer la barrière intestinale et se déverser dans le sang, en direction du foie.
  • L’activation du système immunitaire :en effet, des globules blancs immatures « apprennent leur métier » sous la muqueuse intestinale, dans des dômes lymphoïdes appelés « plaques de Peyer », au contact des bactéries de la flore endogène.
  • La protection contre les bactéries pathogènes parfois présentes dans l’intestin,grâce à la production d’anticorps de type immunoglobulines A, dites « sécrétoires » (IgAs).
  • La régulation de la réponse immunitaire :sans flore intestinale, nous serions allergiques à tout. Une bonne flore intestinale est associée à un très faible potentiel allergique, alors qu’un fort déséquilibre de la flore intestinale est associé systématiquement à un terrain allergique.

Question 12 – Ainsi, notre tube digestif a un rôle immunitaire majeur ?

Oui, 80 % de notre immunité a pour origine notre tube digestif, dont l’équilibre est directement dépendant de ce que nous mangeons. Une bonne immunité s’obtient et s’entretient donc en mangeant tous les jours beaucoup de fruits et légumes… Frais et de saison ! Le minimum est un total de 5, mais 5 de chaque, c’est mieux !

Le rétablissement de la santé intestinale est l’un des premiers traitements des maladies auto-immunes.La liaison entre nos habitudes alimentaires et leurs conséquences épigénétiques sur différents organes et tissus du corps ne sont pas immédiates, ni évidentes.

Question 13 – La mauvaise santé intestinale a donc des conséquences très différentes selon les personnes ?

Une mauvaise santé intestinale peut, selon les susceptibilités génétiques de la personne, créer des maladies :

  • De la peau : eczéma, lupus érythémateux, sclérodermie, vitiligo…
  • Digestives : gastrites, pancréatites, hépatites, maladie de Crohn, rectocolites, cancers colorectaux…
  • De la thyroïde : thyroïdite auto-immune
  • Musculaires et ostéo-articulaires : fibromyalgie, spondylarthrite, polyarthrites, rhumatismes de tous les âges
  • Neurologiques : sclérose en plaques (SEP), sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alzheimer et Parkinson…
  • Cardiovasculaires : inflammation cardiaque et péricardique, artérites, athérosclérose… 
  • Respiratoires : sarcoïdose, pneumonie interstitielle…
  • Précancéreuses du système immunitaire: lymphopathies bénignes ou malignes tels les lymphomes de plus en plus nombreux
  • Métaboliques : diabète, dyslipidémies, syndrome métabolique, surpoids, obésité…

Question 14 – Où pouvons-nous trouver des probiotiques ?

Vous l’avez compris, ce sont les prébiotiques (donc les fibres végétales solubles) présents dans notre alimentation quotidienne qui sont à la source de la formation des probiotiques de notre flore intestinale.

Leur abondance dans les végétaux exige, si nous voulons en profiter, de longuement mastiquer les fibres végétales pour empêcher l’action des phytates.

Ces molécules complexes que sont les phytates, sont des composés phosphorés liés à certains métaux tels le fer, et empêchent son absorption par l'intestin.

On peut aussi recourir ponctuellement à l’utilisation des supplémentations en ferments lactiques (également appelés probiotiques).

Pour avoir un effet positif sur la flore intestinale, il faut que les souches probiotiques aient été correctement sélectionnées, et soient apportées en quantités suffisantes à chaque prise (au moins 10 milliards).

Pour un enfant en bas âge, les études concluent à 15 à 30 jours de cure. Pour un adulte, 1 à 2 mois sont recommandés.

Ce type de supplémentation est à recommander en cas de cure d’antibiotiques, de gastro-entérite, de colopathies ou d’infections à répétition.

Il est important de souligner que la supplémentation en probiotiques de longue durée ne sera jamais aussi efficace qu’un réel changement alimentaire : manger beaucoup de fruits et légumes, de manière absolument quotidienne.

Question 15 – Est-il vrai que les probiotiques sont aussi présents dans les pollens ? 

C’est exact, le pollen peut jouer le rôle de probiotique protégeant notre tube digestif de la flore pathogène. Le pollen contient 1 à 10 millions de ferments lactiques par gramme.

Cette flore est parfaitement conservée par la congélation et détruite si l’on sèche le pollen. Ce système microbien empêche tout germe de putréfaction de s’établir dans le pollen.

L’INRA de Toulouse a pu montrer que le pollen frais peut inhiber in vitro 7 germes pathogènes : les Proteus vulgaris et mirabilis souvent responsables d’infections urinaires ; le Staphylococcus aureus responsable d’intoxications alimentaires avec risques de septicémie ; la Yersinia enterocolitica.

Le pollen de ciste frais a des effets favorables pour soigner autant la rectocolite que la maladie de Crohn. Il permet la régénération de la première couche des cellules intestinales qui se renouvellent tous les 2 ou 3 jours. Le dégel en 12 heures du pollen frais le rend inactif. Actif, il faut le faire fondre dans la bouche.

Ainsi l’effet probiotique du pollen de ciste est supérieur à celui des probiotiques classiques présentés comme compléments alimentaires : Bion, Immuno et en particulier Actimel. Pour ce dernier produit de Danone, toutes les campagnes de publicité étaient basées sur des allégations santé, donnant à ces produits un vernis « santé », au point de parler d’« alicaments », mi- aliments, mi- médicaments. Il ne faut pas se faire avoir par ces publicités qui n’ont pour but que nous faire consommer et consommer encore.



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(juillet 2017)

" L'arthrose et la pratique du Tai Chi Chuan "

Voici un article publié par notre association à l'occasion de la 1ère Journée Mondiale de l'Arthrose qui aura lieu le 17 septembre 2017 au Palais des Congrès à Liège. Notre association y est invitée afin de faire connaître aux personnes atteintes d'arthrose les bienfaits que peut leurs apporter la pratique du Tai Chi par rapport à leurs souffrances.

L’arthrose et la pratique du Tai Chi Chuan

 Les récentes recherches, avis et expériences de divers experts ouvrent de nouvelles pistes pour améliorer les problèmes dus à l’arthrose. En plus de la médecine allopathique, notons les possibilités suivantes d’aides précieuses et efficaces aux souffrances liées à l’arthrose :

 - la santé de l’esprit : un bon moral est un état de santé en soi ! Faisons notre possible pour améliorer cet état de santé : optimisme, patience, persévérance, pensées positives, méditations, bref évoluer dans notre état de conscience mentale vers une meilleure humeur et vers de la joie, en nous occupant de nous.

- l’alimentation : il est démontré qu’une alimentation déséquilibrée et de piètre qualité porte préjudice et a des conséquences sur le développement ou l’apparition de l’arthrose. L’excès de poids corporel nuit aux articulations. Prenons donc des dispositions afin de nous nourrir sainement, en évitant les aliments susceptibles de provoquer l’arthrose. Des compléments alimentaires bien ciblés aident quelquefois,

- le mouvement : la douleur bloque l’envie de bouger. Or, justement, en cas d’arthrose, il est important de bouger.

C’est ici que la pratique du Tai Chi Chuan permet d’apporter une aide considérable.

Citons le Professeur Richard TREVES :

 « L’arthrose peut être une maladie propre du cartilage, ou bien résulter d’une anomalie des structures avoisinantes (déformation, fracture, lésions préexistantes), entrainant secondairement une atteinte du cartilage. Le cartilage est un tissu vivant, chargé d’assurer le glissement des extrémités osseuses à l’intérieur de l’articulation. Il assure également une fonction d’amortissement biologique pour réduire l’impact des chocs entre les os de l’articulation. C’est un tissu en renouvellement permanent y compris chez les personnes âgées. »

Les mouvements du Tai Chi ne sont pas des mouvements « communs » : ils favorisent considérablement l’émergence du liquide synovial  par :

1. la sollicitation de la totalité de l’articulation, tendons et muscles locaux de l’articulation inclus, ce qui l’ouvre et la dégage,

2. l’écoute subtile de la compression des os dans le mouvement.

Le liquide synovial se trouve dans les articulations, qu’il lubrifie, les rendant flexibles et prévient l’apparition de l’arthrite et des rhumatismes. La pratique du Tai Chi est connue pour son action anti-inflammatoire au niveau des articulations. Elle peut donc prévenir les « crises » d’arthrose et donc la progression de la maladie car, en effet, l’arthrose évolue souvent par poussées douloureuses qui correspondent à un accès inflammatoire local.

Les positions prises - souvent inconsciemment - soit dans la vie quotidienne et/ou professionnelle et même dans certaines pratiques sportives, peuvent mettre les articulations à mal et provoquer des dégénérescences notamment articulaires.

La pratique du Tai Chi Chuan possède cette particularité fondamentale et essentielle de rééquilibrer tout le squelette et de développer l’équilibre et le lâcher-prise dans le mouvement, ce qui entraîne, à terme, par neuroplasticité, de se positionner dans le mouvement d’une manière adéquate et de façon permanente, soulageant ainsi les articulations.

Tout l’équilibre et l’harmonie du corps et de l’esprit s’en trouve alors amélioré.

Il s’agit donc d’apprendre une technique de « compréhension » du mouvement qui rendra petit à petit confiance à la personne d’utiliser ses articulations sans crainte de les mettre en mouvement, et éveillera en elle un réel et concret sentiment de mieux-être grâce à une amélioration progressive de ses souffrances.

Cette intégration du mouvement demande un enseignement spécifique, qui tient compte des différentes caractéristiques de chaque personne. C’est un enseignement précis et progressif, car la neuroplasticité de notre cerveau s’effectue lentement, pas seulement par l’unique volonté, mais surtout par assimilation progressive du ressenti dans les mouvements.

Les enseignants de l’école de  Tai Chi Chuan Vie & Mouvement sont spécifiquement formés à cette approche de santé.

Ci-dessous, vous trouverez quelques témoignages d’observations et articles scientifiques officiels à propos de l’arthrose et le Tai Chi Chuan.

Nous vous en souhaitons bonne lecture !

1. Un extrait du chapitre «  Comment travaille le Qi Gong – les mécanismes intérieurs », du livre « Qi Gong, ouvrir les portes de l’énergie du corps » de Bruce Kumar Frantzis, expert en arts internes chinois mondialement reconnu :

Le liquide synovial est rempli d’énergies, ce qui augmente la flexibilité des articulations.

Le liquide synovial se trouve dans les articulations, qu’il lubrifie, les rendant flexibles. Normalement le liquide synovial prévient l’apparition de l’arthrite et des rhumatismes. Du point de vue de la médecine chinoise, quand des blocages « vent/moiteur » (blocages physiques comme des caillots de sang, dépôts de calcaire, etc.) apparaissent dans les articulations, on observe non seulement des troubles articulaires spécifiques, mais aussi une diminution de la circulation du Qi dans tout le corps. Le Gi Gong travaille avec le liquide synovial en le comprimant et en le dilatant, prévenant et faisant régresser ainsi toutes sortes de problèmes articulaires.

2. Extrait de www.passeportsante.net/fr : 8 bienfaits du Tai-chi - Le Tai-chi pour soulager les douleurs de l'arthrose

La pratique régulière du Tai-chi permettrait, selon deux études publiées en 2008 et en 20101,2, de réduire les douleurs liées à l’arthrose. Plus de 150 personnes souffrant d’arthrose ont suivi des séances de Tai chi pendant 8 semaines. A l’issue des 8 semaines, les participants ont reconnu une diminution modérée de la douleur et de la raideur, ainsi qu’un sentiment accru de bien-être. D’autres études précisent l’efficacité du Tai-chi dans le cas spécifique de l’arthrose du genou(3). En effet, il permettrait de soulager efficacement la douleur liée à l’arthrose du genou et d’améliorer la capacité physique de ceux qui le pratiquent.

Sources
1. Lee MS, Pittler MH, Ernst E, Tai chi for osteoarthritis: a systematic review, Clin Rheumatol, 2008
2. Leigh Callahan, study of Tai Chi for Arthritis, University of North Carolina, 2010
3. Ye J, Cai S, Zhong W, et al., Effets of tai chi for patients with knee osteoarthritis: a systematic review, J Phys Ther Sci, 2014

 

3. Extrait du site : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/l-arthrose/le-sport-ami-ou-ennemi-de-larthrose.html :

L’intérêt de faire du sport ne doit pas être remis en cause car ses bénéfices sur la santé sont nombreux. L’arthrose ne doit en aucun cas empêcher de poursuivre une activité physique. Il faut juste choisir le sport qui convient et adapter l’intensité et la durée de l’effort à ses possibilités.

Bougez… en ménageant vos articulations

Le sport est nécessaire dans l’arthrose pour préserver une bonne mobilité des articulations douloureuses et entretenir les muscles et les tendons qui entourent ces articulations. De plus, l’exercice physique favoriserait aussi la synthèse du cartilage. Ainsi, selon une étude suédoise récente pratiquer un sport régulièrement et de manière modérée permettrait d’améliorer la qualité du cartilage du genou de personnes opérées du ménisque (1). Il faut donc absolument continuer à marcher, se forcer à faire de l’exercice même lorsque les articulations sont douloureuses. Le tout est de choisir un sport qui ne sollicite pas trop les articulations : marche, natation, aquagym, yoga (à éviter : tennis, jogging, ski). Et pourquoi pas le Tai Chi Chuan ? Des chercheurs de Cleveland, dans l’Ohio, ont constaté que des personnes souffrant d’arthrose chronique, se plaignaient moins de leurs douleurs après 10 semaines de pratique quotidienne de Tai Chi Chuan, que les sédentaires. Selon Patricia Adler, qui a dirigé l’étude, les mouvements de cet art martial chinois aideraient à combattre la douleur en améliorant la circulation sanguine des tissus, en renforçant les muscles et les tendons qui entourent l’articulation (2).

Autre mesure importante si vous êtes en surpoids : perdez quelques kilos, vos articulations vous diront merci. Le surpoids accroît la pression sur le cartilage et accélère la progression de l’arthrose. De plus, plusieurs études menées chez des obèses ont montré qu’une perte de poids même modeste permettait de moins souffrir. Et quand on y associe une heure d’exercice physique trois fois par semaine, le soulagement est encore plus grand (3).

Sources

1) Ewa M. Roos :« Positive effects of moderate exercise on glycosaminoglycan content in knee cartilage: A four-month, randomized, controlled trial in patients at risk of osteoarthritis, Arthritis and Rheumatism, Volume 52, Issue 11 , Pages 3507 – 3514.

(2) Adler P : Journal of Nursing Scholarship 2001;32:377.

(3) Messier SP : Exercise and dietary weight loss in overweight and obese older adults with knee osteoarthritis: the Arthritis, Diet, and Activity Promotion Trial. Arthritis Rheum. 2004 May;50(5):1501-10.

Pour en savoir plus : Dr Tourmente, Victoire sur l’arthrose, Editions Alpen, 2004

 

4. Extrait du site : http://www.e-sante.fr/tai-chi-secours-arthrose-genou/actualite/816

Le Tai Chi au secours de l'arthrose du genou

Que fait-on en cas d'arthrose localisée au niveau du genou ? On prend classiquement un antalgique ou antidouleur, et on fait du stretching ! Et si vous vous laissiez tenter par quelques séances hebdomadaires de Tai Chi pour améliorer votre arthrose du genou ?

Arthrose du genou ou gonarthrose

L'arthrose du genou est une affection fréquente, qui touche près de 40% des personnes de plus de 65 ans. La gonarthrose provoque des douleurs et des gênes très importantes. Elle peut devenir handicapante pour la réalisation de tous les gestes de la vie quotidienne. La prise de médicaments anti-inflammatoires et une modification de l'hygiène de vie sont habituellement recommandées : perte de poids si nécessaire, pratique d'une activité physique régulière selon ses possibilités, adaptation des activités quotidiennes, etc. Des séances de kinésithérapie peuvent aussi se révéler efficaces contre l'arthrose du genou. D'ailleurs, les effets de la musculation ont récemment été confirmés (1). Des exercices de musculation, avec ou sans appareil, et particulièrement les exercices de contraction visant à renforcer les quadriceps des cuisses (particulièrement affaiblis en cas d'arthrose du genou), permettent efficacement d'améliorer la mobilité, l'équilibre et les performances physiques.
Le Tai Chi est une autre méthode tout aussi efficace que la musculation classique, en voici la preuve.

Tai Chi contre arthrose du genou

Une quarantaine de personnes souffrant d'arthrose du genou depuis une dizaine d'années au moins, ont accepté de pratiquer le Tai Chi à raison de deux séances d'une heure par semaine, durant 3 mois (2). Cette pratique s'est accompagnée d'une réduction de 75% des douleurs, avec 4 fois moins de handicaps fonctionnels. Les capacités physiques se sont nettement améliorées, ainsi que l'autonomie et la santé générale, tandis que les manifestations dépressives ont été atténuées. Des études plus récentes ont confirmé de tels bénéfices (3).

Comment expliquer cet effet du Tai Chi sur l'arthrose du genou ?

Cet art martial sollicite le corps en douceur. Il fait travailler les muscles, la souplesse et l'endurance. Le Tai Chi permet une meilleure connaissance de son corps et de ses propres limites. Cette activité douce fait aussi travailler le mental.Grâce au travail de respiration et de relaxation, l'état général s'améliore, ce qui est également bénéfique aux genoux douloureux, sans parler d'une meilleure maîtrise de la douleur.
À vous d'essayer, et vous pourrez peut-être réduire en parallèle votre dose de médicaments anti-inflammatoires.

Sources

Initialement publié le 30/11/2009 - 01h00 et mise à jour par Isabelle Eustache, journaliste santé le 08/10/2015 - 15h29 (1) Lange AK. Et coll., Arthritis Rheum., 59 (10) : 1488-94, 2008 ; (2) Wang C. et coll., Arthritis Rheum., 61 (11) : 1545-53, 2009.

En savoir plus sur http://www.e-sante.fr/tai-chi-secours-arthrose-genou/actualite/816#qSFSc2TY3C6Ia572.99

 

5. article du Professeur Richard TREVES – Rhumatologue – rubrique" Questions santé" du  Figaro -  lundi 1er mars 2010 :

L'exercice physique est-il conseillé en cas d'arthrose de la hanche ou du genou ?

L’arthrose est une maladie du cartilage à ne pas confondre avec l’arthrite qui est une inflammation de l’articulation et différente de l’ostéoporose qui est une maladie de l’os. L’arthrose peut être une maladie propre du cartilage ou bien résulter d’une anomalie des structures avoisinantes (déformation, fracture, lésions préexistantes) entrainant secondairement une atteinte du cartilage. Le cartilage est un tissu vivant, chargé d’assurer le glissement des extrémités osseuses à l’intérieur de l’articulation. Il assure également une fonction d’amortissement biologique pour réduire l’impact des chocs entre les os de l’articulation. C’est un tissu en renouvellement permanent y compris chez les personnes âgées.

L’arthrose n’est donc pas liée à une usure au sens propre du cartilage. Elle évolue souvent par poussées douloureuses qui correspondent à un accès inflammatoire local.

L’exercice physique a un rôle essentiel dans la prévention de la maladie, associé à la perte de poids, au contrôle du surmenage articulaire, professionnel ou sportif, et à la correction des défauts anatomiques qui modifient le fonctionnement articulaire normal. L’effet de l’exercice physique a été particulièrement étudié dans l’arthrose du genou, responsable d’une douleur, puis d’une raideur à la marche. L’exercice, adapté aux possibilités du malade, a une action favorable sur la douleur et la fonction de l’articulation. Cette amélioration est particulièrement nette pour l’arthrose de la rotule, qui est très gênante, spécialement à la montée et à la descente des escaliers. Les exercices physiques peuvent se pratiquer à tout âge, mais toujours en tenant compte de l’importance du handicap et de la souffrance propre à chaque cas. C’est seulement dans les cas extrêmes que, quand ils ne peuvent plus remplir l’objectif thérapeutique, à savoir une amélioration de la condition et une réduction du handicap, qu’il faut renoncer aux exercices physiques. Dans tous les cas, les exercices de renforcement sont privilégiés.

Ils doivent être enseignés au départ par un kinésithérapeute ou un médecin rééducateur fonctionnel.

Les exercices ne sont pas les mêmes pour une arthrose du genou ou de la hanche.

Il est recommandé d’avoir de bonnes semelles ou des chaussures qui absorbent les chocs.

Pour les personnes obèses, ou en surpoids, un programme d’éducation du patient permet d’améliorer l’observance diététique et de conseiller des exercices appropriés.

Enfin, certaines précautions s’imposent.

Ainsi, un patient qui ne pratiquait aucun exercice physique auparavant doit les commencer très progressivement. Il est recommandé de répéter chaque exercice 10 fois de suite et, si la douleur le permet, d’augmenter la fréquence de 5 toutes les semaines jusqu’à un maximum de 30. Inutile de chercher la performance, la pratique quotidienne, au mieux régulière, est garantie d’une meilleure efficacité. A condition que le handicap ne soit pas majeur, l’exercice physique a toujours un effet bénéfique sur la douleur et la fonction. Il est aussi dépourvu d’effets secondaires en dehors de quelques courbatures, au début.

On ne recommandera jamais assez la marche, les exercices d’aérobic, les programmes de renforcement musculaire, le stretching, c’est-à-dire les étirements des articulations ou la gymnastique aquatique, et pourquoi pas le Tai Chi, dont une étude chinoise vient de démontrer qu’il soulage les femmes âgées souffrant d’arthrose du genou.

Sans compter que les bienfaits de l’exercice physique en général dépassent les problèmes articulaires, mais concernent aussi notamment la sphère cardio-vasculaire.       

Les médecins occidentaux considèrent désormais la pratique du Tai Chi Chuan avec une bienveillance croissante, considérant qu’il s’agit au moins d’une excellente forme d’exercice physique, non violente pour l’organisme, doublée d’une bonne méthode de relaxation et de maintien de l’équilibre et de la coordination motrice.

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(Août 2017) - Perturbateurs hormonaux, "Attendre avant de légiférer serait une inconscience",

       Perturbateurs hormonaux

"Attendre avant de légiférer serait une inconscience " ,

                affirme le Dr Bourguignon

          

Pédiatre endocrinologue, Jean-Pierre Bourguignon est Professeur honoraire à l'Université de Liège où il continue à mener des activités de recherches et de services àla communauté. Comme d'autres scientifiques, il fait aujourd'hui partie des lanceurs d'alerte qui refusent de voir leurs connaissances cantonnées aux enceintes universitaires ou transformées par les groupes de défense des intérêts industriels.

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Par Philippe Lamotte

Auteur scientifique prolifique - environ deux cents publications à ce jour -, coprésident du groupe de travail sur les perturbateurs endocriniens de l'Endocrine Society, Jean-Pierre Bourguignon a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux. Il livre ici, pour Valériane, les principaux enseignements d'une longue carrière de soignant et de chercheur. Celle-ci l'a progressivement amené à s'intéresser aux produits chimiques perturbant le fonctionnement normal de nos hormones. Rencontre.

Omniprésents et très dangereux !

Les perturbateurs endocriniens sont partout dans notre environnement. Présents dans les vêtements, les cosmétiques - vernis à ongle, shampoings, parfums... -, les fruits et légumes, ils imprègnent également la surface d'objets aussi banals que certains papiers, mobiliers, supports audio-visuels, etc. Nous en ingérons lorsque nous buvons le liquide des canettes. Nous en absorbons par la peau lorsque nous manipulons certains tickets de caisse. Nos enfants en inhalent et en absorbent lorsqu'ils sautent sur un matelas, jouent sur un tapis ou suçotent des jouets en plastique ! Ils en ingèrent également via les biberons en plastique et les contenants alimentaires pour bébés, dans la fabrication desquels le Bisphénol A est désormais interdit chez nous.

Ce Bisphénol A, le plus connu chez nous, est en effet interdit depuis peu de temps dans les contenants d'aliments pour jeunes enfants. Grâce aux travaux de l'Université de Liège, on sait aujourd'hui que ce produit est capable - même à des doses infimes ! - de modifier un neurotransmetteur qui contrôle le timing du déclenchement de la puberté ; il pourrait, par ailleurs, influencer le développement du cerveau et le comportement. Mais il existe bien d'autres perturbateurs que le Bisphénol A, regroupés en "parabènes", "phtalates", "retardateurs de flammes bromés" et "composés perfluorés". Le plus souvent, ces produits n'apparaissent que discrètement sur les étiquettes sous des abréviations ou formulations incompréhensibles pour le commun des mortels: DEHP, DEP, E218, E219...

Sont-ils utiles ? Certains de ces produits entrent dans la composition des amalgames dentaires. D'autres permettent d'éviter ou de retarder les incendies. Certains ont permis des avancées hygiéniques majeures, comme la mise au point d'un matériel médical parfaitement aseptisé. Etc.

Dès la vie fœtale

Le hic, c'est que le nombre de ces composés chimiques est en croissance bien plus rapide que les connaissances scientifiques et médicales à leur sujet. "Historiquement, ils ont été conçus et commercialisés en dépit de toute évaluation des risques pour la santé. Ou alors ces évaluations ont été réalisées bien après leur dissémination dans l'environnement", déplore Jean-Pierre Bourguignon. "En moyenne, un enfant qui naît aujourd'hui dans un pays développé a été exposé à plus de cent perturbateurs endocriniens via le cordon ombilical". Tout se passe en effet - ou l'essentiel, en tout cas - dès le stade du fœtus et du tout jeune âge.

Avec d'autres facteurs, notamment génétiques, ces perturbateurs sont réputés intervenir dans l'apparition de maladies comme les cancers du sein ou de la prostate, la cryptorchidie et l'hypospadias - c'est-à-dire le développement anormal des organes sexuels - et la diminution de la fertilité masculine. Mais leur lien direct avec des maladies chroniques, comme le diabète de type 2 et l'obésité, est de plus en plus étayé par la recherche à haut niveau. Et ce n'est pas tout : comme l'alcool consommé pendant la grossesse, ces produits jouent très probablement un rôle dans le déclenchement de l'autisme, le déficit de l'attention et l'hyperactivité des enfants.

Actifs à toute petite dose

Le problème plus spécifique des perturbateurs, c'est que certains agissent à des doses vraiment minimes. "Le Bisphénol A testé chez le rat - l’expérimentation humaine est inconcevable - a un effet sur le cerveau à des doses cent cinquante fois inférieures au seuil dit « de sécurité » fixé par l'autorité sanitaire européenne", relève le Dr Bourguignon. Surtout, certains sont capables d'exercer leurs effets des décennies après l'exposition, y compris chez les enfants et les petits-enfants de la personne qui a été exposée initialement : c'est le résultat de ce que les spécialistes appellent l'"épigénétique" (1). Enfin, certains de ces agents chimiques ont beau être sans effet sur la santé isolément, ils peuvent néanmoins avoir un impact lorsqu'ils sont mélangés à d'autres agents. C'est l'effet "cocktail".

"Avec ces perturbateurs, ce n'est plus la dose qui fait le poison, résume le Dr Bourguignon, c'est à la fois le moment de l'exposition, c'est le mélange de produits, mais aussi la précarité". Pourquoi la précarité? "Une étude américaine a démontré que le taux de Bisphénol A dans l'urine est d'autant plus élevé que le revenu familial est bas, et cette différence est la plus marquée dans la tranche 6-11 ans. Toujours aux États-Unis, on a démontré que la survenue de la puberté à un âge plus jeune - des règles avant onze ans - est associée à une fréquence accrue des abus sexuels et à une prévalence un peu plus élevée du cancer du sein. Devant de tels constats, tergiverser sur les méthodes à utiliser pour calculer les risques ne tient plus la route. Le danger est bien là. Le vrai risque, c'est d'encore attendre pour légiférer sur ces produits..

Valériane: Faut-il vraiment s'inquiéter des perturbateurs endocriniens alors qu'après tout la pilule contraceptive agit, elle aussi, sur le système hormonal ?

Jean-Pierre Bourguignon: Il s'agit de logiques totalement différentes. La pilule contraceptive vise un effet précis : la mise au repos des hormones féminines qui actionnent l'ovulation. Comme tout médicament, la conception des contraceptifs de type "pilule" a fait l'objet d'expérimentations très précises chez l'animal, puis chez l'homme - en l'occurrence, la femme. De plus, son administration fait en permanence l'objet d'une surveillance rapprochée, qu'on appelle la "pharmacovigilance". Les perturbateurs endocriniens, eux, ne visent aucun effet pharmacologique ou thérapeutique. Ils sont destinés, par exemple, à des usages agricoles, industriels et domestiques. Ils ne sont pas testés chez l'homme et ne peuvent d'ailleurs pas l'être pour des raisons éthiques. Ils sont aussi très nombreux - des centaines ! - et agissent sur le corps humain sous la forme de mélanges dont on sait très peu de choses.

Comment parler des perturbateurs endocriniens sans faire peur inutilement ?

La peur est mauvaise conseillère : elle paralyse ! Chacun réagit en fonction de son tempérament. Certains minimisent, d'autres pratiquent le déni, d'autres encore angoissent plus facilement. Mais, dans tous les cas, il faut passer par une prise de conscience qui, elle, aide à avancer et à se prendre en charge. Avec un nombre croissant de collègues endocrinologues, j'estime de mon devoir d'informer mais aussi

Les perturbateurs endocriniens, destinés à des usages agricoles, industriels ou domestiques, sont impossibles à tester chez l’homme.

Ils agissent sur le corps humain sous la forme de mélanges dont on sait très peu de choses

Une fraction de personnes, émanant probablement du monde industriel, s’emploie régulièrement à

invalider les résultats d’études scientifiques sérieuses

et à contester des résultats pourtant probants, comme on l’a vu autrefois pour l’amiante et le tabac

d'accompagner. Par exemple, en insistant sur le fait qu'en dehors des expositions professionnelles - qui sont plus facilement contrôlables -, c'est un ensemble de comportements - et non un seul - qui peut réduire l'exposition aux perturbateurs. On peut agir dans sa cuisine, dans sa salle de bain, au jardin, etc. Des études ont clairement démontré, par exemple, que le Bisphénol A diminue rapidement dans le sang après quelques jours de non-exposition à des plastiques alimentaires. Ce n'est pas le cas, hélas, pour des substances à durée de vie nettement plus longue comme les pesticides. Mais les autorités aussi doivent jouer leur rôle. Par exemple, en exigeant des étiquetages clairs apposés sur les produits de consommation courante.

Des associations comme Greenpeace tirent la sonnette d'alarme depuis vingt ans à propos de perturbateurs comme les phtalates. Et pourtant, c'est seulement maintenant que le franc semble tomber dans l'esprit de certains décideurs. Comment expliquez-vous ce retard ?

Je vois plusieurs raisons à ce regain récent d'intérêt. Le fait, tout d'abord, qu'un pays de l'Union européenne - la Suède - ait perdu patience envers la Commission européenne qui, manifestement influencée par les lobbies de l'industrie chimique, a pris au moins trois ans de retard pour tenter d'adopter une définition officielle des perturbateurs endocriniens. C'est important : sans critères pour les définir, pas de limitation possible de leur commercialisation ! Ensuite, on commence à réaliser, à la lueur des travaux scientifiques les plus récents - notamment sur l'épigénétique - que les décisions prises aujourd'hui influencent la santé des deux ou trois générations qui suivent, soit un impact étalé sur plusieurs dizaines d'années. Au niveau de l'individu, on est de plus en plus certain de l'existence d'un déterminisme fœtal de la santé pour la vie entière : tout comme un poids faible à la naissance augmente le risque d'obésité ou de diabète plus tard dans la vie, l'exposition in utero aux perturbateurs augmente le risque d'une série de pathologies chroniques sous l'action de l'épigénétique. Toutefois, ces avancées ne peuvent masquer le champ de notre ignorance. Il y a grosso modo des publications scientifiques sur 1% des cent mille substances synthétiques qui circulent dans notre environnement. Sur les 99% restants, nous ne savons pas grand-chose. Certes l'Europe est pionnière par rapport au reste du monde en termes de procédures de mise sur le marché. Mais beaucoup de produits atterrissent dans notre vie quotidienne, notamment via les flux d'importations de pays qui sont nettement moins regardant que les nôtres. Enfin, un dernier facteur important est la mobilisation des ONG qui, à juste titre, secouent le cocotier des décideurs. Elles sont aujourd'hui rejointes par un nombre de scientifiques qui ne fait que croître. Qui, au même titre que l'Endocrine Society, s'impliquent dans la dimension politique du problème en allant trouver des parlementaires européens et en tentant de les convaincre de la gravité du problème.

Les perturbateurs sont de plus en plus incriminés dans le déclenchement - notamment - de l'autisme et des troubles de l'attention. C'est nouveau, cela?

Il faut être prudent dans la présentation des problèmes. Je lisais récemment l'affirmation selon laquelle "6% des cas d'autisme sont liés aux perturbateurs hormonaux". Non, la santé ne fonctionne pas comme cela ! L'état de santé - ou sa dégradation - est lié à des facteurs multiples où la génétique intervient largement aux côtés de facteurs environnementaux, parmi lesquels les perturbateurs. Mais la corrélation entre la progression de l'autisme et la dissémination des perturbateurs est très interpellante. Les études sont suffisamment nombreuses, aujourd'hui, pour affirmer que la probabilité d'une relation de cause à effet entre l'exposition aux phtalates et l'autisme se situe entre 40 et 70 %. La probabilité d'un lien entre l'exposition aux retardateurs de flammes et aux pesticides organochlorés d'une part, et les troubles de l'attention, l'hyperactivité ainsi que la diminution du quotient intellectuel d'autre part, est encore plus élevée : elle grimpe à plus de 90% ! Il faut savoir que de telles estimations sont basées sur des modèles très complexes, déjà éprouvés dans le domaine de la recherche, sur les causes du changement climatique.

Et pourtant, certains restent sceptiques, y compris parmi les toxicologues...

Le scepticisme n'est pas un problème en soi. La science s'est toujours construite sur des doutes et des controverses, et c'est très bien ainsi. Par ailleurs, que l'on soit médecin ou toxicologue, chaque praticien est profondément marqué par sa formation de base. Or le principe de Paracelse - "plus la dose d'un poison est élevée, plus son effet sera marqué" - est à la base de la toxicologie. Il est donc normal que sa remise en cause par les perturbateurs endocrinien - pas forcément pour tous les produits chimiques ! - suscite un certain trouble dans une série de disciplines scientifiques. Mais il faut bien garder à l'esprit que l'industrie chimique a très bien saisi ce trouble et s'emploie habilement à l'entretenir, à creuser le fossé entre les experts et à semer la confusion dans le grand public. Une fraction de personnes, émanant probablement du monde industriel, s'emploie régulièrement à invalider les résultats d'études scientifiques sérieuses et à contester des résultats pourtant probants, comme on l'a vu autrefois

La corrélation entre la progression de l'autisme et la dissémination des perturbateurs endocriniens est très troublante: la probabilité d'une relation entre exposition aux phtalates et autisme se situe entre 40 et 70 %

pour l'amiante et le tabac. La véritable controverse entre experts endocrinologues ne porte finalement que sur des points très techniques, très pointus. Il n'empêche qu'avec beaucoup de collègues, je plaide pour la création rapide d'une sorte de "GIEC des perturbateurs endocriniens" (2). Celui-ci pourrait recentrer la préoccupation sur la réalité des problèmes plutôt que sur les manœuvres cherchant à invalider la science et à retarder la prise de décisions politiques sur ces produits.

 

Et concrètement?

Comment se protéger des perturbateurs endocriniens ?

Comment, en particulier, protéger les enfants et les femmes enceintes sans se plonger dans des ouvrages scientifiques complexes ? La plaquette récemment publiée par Inter-Environnement Wallonie répond dans le détail à ce genre de préoccupations. Chaque pièce de la maison est scrutée à la loupe. La même plaquette permet d'identifier ces produits sur les étiquettes alimentaires selon leur abréviation ou leur code numéroté.

Des labels comme celui de Nature & Progrès sont aussi proposés.

Infos : http://pepafree.be/vous-etes-parents-ou-souhaitez-le-devenir/ - 081/39.07.50.

Sur les aspects historiques, politiques et liés à l'exposition professionnelle, consultez aussi la toute récente brochure de l'Institut syndical européen, très bien documentée. Infos: www.etui.org - 02/224.04.70

 

Notes :

(1) L'épigénétique est le phénomène par lequel certains gènes s'expriment ou pas au fil des divisions cellulaires et des générations en fonction de facteurs environnementaux. Et cela, sans mutations de l'ADN. Dans ce sens, elle fait le lien entre les traditionnelles dimensions de la santé "innées" et "acquises".

(2) Le GIEC est une organisation internationale qui, grâce à une procédure très lourde de correction par les pairs de tous les travaux scientifiques menés sur le climat, permet d'aboutir à des connaissances consensuelles assorties d'un indice chiffré de probabilité - "possible", "probable", "certain" - destinées à faciliter les décisions politiques.

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(Septembre 2017) –   Pour garder vos muscles, ignorez ce conseil

 

Les « Lettres Santé Nature Innovation » écrite par Jean-Marc Dupuis, dans le cadre d’un service d'information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être, sont bien souvent à-propos, pertinentes et intéressantes à partager. La divulgation sur notre site a été aimablement accordée par l'éditeur Santé-Nature-Innovation.

-- > Lisez notre commentaire sur cet article en bas de page.

Pour garder vos muscles, ignorez ce conseil

Chère lectrice, cher lecteur,

Une nouvelle étude de Cambridge prétend avoir découvert les gènes de la force. [1]

Ils veulent vous faire croire que ce sont les petits gènes, cachés au cœur du noyau de vos cellules, qui déterminent si vous ressemblez à Musclor ou à Louis de Funès.

C’est exactement le type de « fausses nouvelles » médicales contre lesquelles je me bats depuis des années.

Le cas classique de « fake news » médicale, reprises par tous les médias

Les gens vont imaginer qu’ils n’ont rien à faire pour gagner des muscles : « c’est la faute à mes gènes ! »

Mais non !

Quels que soient vos gènes, vous pouvez gagner des muscles en mangeant correctement et en faisant les bons exercices.

C’est même une des choses les plus importantes que vous puissiez faire pour votre santé, et votre vie.

Les muscles, votre boule de cristal pour connaître votre longévité

Les muscles sont un des plus sûrs facteurs pour prédire votre longévité.

Dès que vos muscles fondent, vous subissez en cascade des revers pour votre santé.

Depuis 1989, les médecins ont même inventé un nom de maladie pour ce problème. Ils parlent de « sarcopénie », la maladie des personnes âgées qui perdent leurs muscles, et donc leur force et leur immunité.

Un quart des personnes de plus de 70 ans en souffrent, et 40 % des personnes de plus de quatre-vingts ans.

Les muscles fondent, ou sont remplacés par du gras. Le manque de muscle augmente le risque de chute, donc de fracture. Une fois immobilisé par une jambe ou un bras cassé, c’est toutes les maladies qui deviennent plus probables car on est plus sédentaire et les artères s’encrassent.

De plus, la sarcopénie entraîne une perte de sensibilité des nerfs. C’est pourquoi on se blesse plus facilement quand on vieillit. C’est un avantage car les blessures n’entraînent plus les mêmes douleurs.

Mais cela s’accompagne aussi d’une perte des réflexes, favorisant les accidents.

Le système immunitaire puise dans les muscles pour fabriquer des anticorps

Pour se débarrasser des corps étrangers et des cellules cancéreuses, notre système immunitaire fabrique des anticorps.

Mais d’où viennent ces anticorps ? Avec quoi les fabrique-t-on ?

Les anticorps sont faits avec des protéines. Notre système immunitaire puise dans les protéines des muscles pour fabriquer des anticorps. C’est pourquoi on maigrit quand on est malade.

Si vous êtes déjà maigre à l’excès, votre système immunitaire n’a tout simplement pas de quoi fabriquer des anticorps. Vos infections seront plus graves et dureront plus longtemps. Vos chances de survivre à un cancer seront beaucoup plus faibles.

Objectif muscle

Vous n’avez pas besoin de ressembler à Arnold Schwarzenegger, ni à un champion de sprint.

Mais il faut rester assez fort pour éviter les chutes, et continuer à assumer les tâches quotidiennes normales comme faire ses courses, sortir son chien, sans que cela ne vous fatigue ni ne risque de vous blesser.

De plus, un corps fin et musclé vous donne une belle allure et vous permet de vous sentir bien dans votre peau. Votre démarche et assurée, votre poitrine se gonfle naturellement, vous portez la tête haute et pouvez saisir les objets avec vigueur.

Être musclé fait maigrir

Peu de personnes le savent mais vous maigrissez plus facilement quand vous avez des muscles !

En effet, les muscles consomment plus d’énergie que tout autre tissu dans votre corps. C’est pourquoi les personnes plus musclées sont moins frileuses. Elles se découvrent plus facilement. Ce sont des usines à brûler les calories.

De la même façon, une bonne masse musculaire absorbe les excès de sucre dans le sang et protège contre le diabète. Toutes les cellules des muscles sont en effet gourmandes en sucre, qu’elles absorbent pour se préparer à fonctionner, en donnant tout leur potentiel.

Enfin, il y a un rapport direct entre vos muscles et la solidité de vos os. Pour développer vos muscles, vous devez les contracter et les étirer. Vous exercez ainsi une pression et des tensions sur vos os, qui réagissent en se renforçant.

Mais si ce sont vos gènes qui déterminent votre masse musculaire, pourquoi vous donner le moindre mal ?

Et voici le secret que personne ne vous donne : vous pouvez gagner des muscles et vous devez même gagner des muscles quand vous vieillissez (quels que soient vos gènes).

Mon plan pour gagner du muscle

Voici donc mon plan pour gagner du muscle :

Faites de l’exercice de la bonne façon : l’endurance et les exercices de cardio ne sont pas forcément bons. Ce sont les exercices d’intervalles à haute intensité, où vous sollicitez de façon brusque et intense vos muscles, qui font gagner le plus vite en masse musculaire. Ces exercices doivent être variés, et solliciter l’ensemble de vos muscles car le corps humain est fait pour, successivement, courir, sauter, nager, grimper à un arbre, lancer une pierre, transporter des choses, etc.

Mangez beaucoup de protéines : ne croyez pas les histoires d’horreur que racontent les médias au sujet des protéines. Les protéines les plus importantes sont les acides aminés à chaîne ramifiée, en particulier la leucine ; le bœuf, le poulet, les noix et les fruits de mer sont tous riches en leucine.

Votre régime doit rester équilibré : fabriquer des muscles nécessite beaucoup de vitamines et minéraux, donc veillez à vos apports et complétez par un bon multivitamines (type Nutribalance) pour combler vos besoins. Si vous avez des problèmes d’énergie et de fatigue, vous pouvez essayer le CoQ10.

Si vous faites cela, je vous promets que vous gagnerez des muscles, quoi qu’en disent vos gènes.

A votre santé !

JM Dupuis

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Sources :

[1] http://www.cam.ac.uk/research/news/common-strength-genes-identified-for-first-time

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La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis est un service d'information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être. Cliquez ici pour vous inscrire :  http://www.santenatureinnovation.com/newsletter-gratuite/

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Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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Notre commentaire : les considérations et la teneur de cet article appartiennent bien entendu à l’auteur, et il y aurait encore bien de choses à développer et à apprendre à ce sujet. Mais cet article soulève une chose absolument essentielledans notre vie sur Terre : il met en évidence l’importance d’utiliser ses muscles, au sens profond du verbe - et même de les développer – en toute conscience. Et pour cela, il n’y a qu’une solution : se concentrer sur une technique de mouvements. Lisez aussi la page :  La pratique en détail

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(Avril 2019) –   Le (vrai) secret de santé de l'Homme de Glace

Les lettres d’informations de Mr. Léopold Boileau sont fréquemment empreintes d’un bon sens qui nous interpelle.

En voici une qui nous propose de nous (re)-faire prendre conscience de notre nature humaine sur cette Terre.

Comme le cite l’auteur : « de plus en plus d’études scientifiques montrent les bienfaits thérapeutiques du contact avec la nature. Pourtant, peu de personnes semblent en avoir conscience. Pensez-vous qu’il s’agit d’un sujet important pour votre santé ? Que faites-vous pour rester connecté avec la Nature ? »

 

 

Le (vrai) secret de santé de l'Homme de Glace

 

 
 
 
 
 

 

« Tu connais la méthode Wim Hof ? J’ai une collègue qui vient de démarrer et elle trouve ça génial ».

Sur le coup, je ne voyais pas de quoi ma sœur parlait puis j’ai réalisé qu’elle faisait allusion au célèbre « Homme de Glace ».

 

 

 
 

 

 

Le Hollandais Wim Hof (photo ci-dessus), s’est fait connaître pour sa capacité à supporter le froid extrême.
Il a par exemple couru un semi-marathon en Arctique pieds nus et il escalade régulièrement les plus hauts sommets du monde, torse nu et en short.

C’est impressionnant mais ça sert à quoi ?

Depuis plusieurs années, les scientifiques essaient de percer le mystère de l’Homme de Glace.

Ils veulent comprendre comment l’exposition régulière au froid influence notre corps et notre santé. Voici ce que leurs travaux nous apprennent : [1]

  • Une explication possible des exploits de Wim Hof est que l’exposition régulière au froid augmenterait sa quantité de graisses brunes. Biologiquement, ces « bonnes graisses » augmentent notre température corporelle et nous aident à brûler plus de calories. Ce phénomène thermogénique réduit les risques de surpoids, de diabète et de maladies cardiovasculaires.
  • D’autres études suggèrent que l’exposition au froid diminue l’inflammation et facilite la régénération des tissus, notamment en cas de douleurs articulaires ou musculaires.
  • Des chercheurs ont également émis l’hypothèse que Wim Hof et ses adeptes sont capables de stimuler leur système immunitaire de manière plus efficace que la moyenne.

Les scientifiques continuent d’étudier l’Homme de Glace pour découvrir comment le froid peut nous aider à vivre en meilleure santé.
En attendant les résultats de leurs travaux, je crois que l’Homme de Glace nous aide déjà à prendre conscience d’une chose encore plus importante pour notre santé. ..

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Vous pouvez lire la suite de cet article sur le site :   https://explora-sante.com/le-vrai-secret-de-sante-de-lhomme-de-glace/

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(Avril 2019) –   Pour maigrir, oubliez le sport et faites ceci à la place

Une lettre d’informations de Mr. Léopold Boileau (Explora Santé)

Pour maigrir, oubliez le sport et faites ceci à la place

Je sais,…

… c’est difficile à croire.

Pourtant, les preuves scientifiques sont nombreuses. Formelles. Définitives ?

En tout cas, la science explique enfin ce que beaucoup d’entre nous pressentaient depuis longtemps : pour maigrir, faire du sport ne sert à rien, ou presque.

Mais attention, cela ne veut pas dire qu’il est totalement inutile de faire du sport - au contraire !

Je dirais même que, pour votre santé, l’activité physique est encore plus importante que vous ne l’imaginez- je vais vous expliquer pourquoi.

Simplement, le sport aide peu à maigrir et voici la raison principale :

Votre corps est TROP intelligent pour se faire berner !

En étudiant les Hadza, une tribu de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie, des scientifiques ont fait cette découverte fascinante : votre corps gère votre dépense énergétique selon ses propres priorités. [1]

Ils ont en effet remarqué que les Hadza brûlent en moyenne autant de calories que nous : 2’600 pour les hommes et 1’900 pour les femmes. Ni plus, ni moins.

Pourtant, croyez-moi, les efforts physiques que les Hadza produisent chaque jour pour vivre dans la savane sont bien plus grands que ceux que nous faisons au quotidien dans les pays industrialisés.

Qu’est-ce qui explique ce paradoxe ? Pourquoi les Hadza ne dépensent-ils pas plus de calories que nous alors qu’ils font beaucoup plus d’efforts physiques ? Et que cela nous apprend-il sur la manière dont on peut vraiment perdre du poids ?

Votre corps connaît les réponses et vous allez voir qu’elles sont parfaitement logiques...

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Vous pouvez lire la suite de cet article sur le site :   https://explora-sante.com/pour-maigrir-oubliez-le-sport-et-faites-ceci-a-la-place/#respond

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(Avril 2019) –   digestion difficile : manquez-vous de vitamine T ?

Une lettre d’informations de Mr. Léopold Boileau (Explora Santé)

DIGESTION DIFFICILE : MANQUEZ-VOUS DE VITAMINE T ?

J’ai souffert de problèmes de digestion.

Ma femme a souffert de problèmes de digestion. Ma mère a souffert de problèmes de digestion.

Et quand j’écoute autour de moi, j’ai l’impression que le monde entier a mal aux boyaux !

Si vous faites partie du club ou si vous connaissez une personne qui en fait partie, alors vous serez heureux d’apprendre qu’il existe une nouvelle piste prometteuse pour soigner votre digestion, facilement et naturellement.

Elle consiste à prendre quotidiennement des petites doses de « vitamine T ».

Peu de personnes connaissent cette nouvelle piste. Pourtant, elle est à mon avis l’une des plus prometteuses pour prendre soin de votre digestion, y compris si vous souffrez de problèmes digestifs sévères ou chroniques.

Avant de vous en dire plus, j’aimerais que l’on explore ensemble votre appareil digestif. C’est un système complexe. Passionnant. Et qui mérite une attention toute particulière de votre part.

Pour cela, permettez-moi de conduire sur vous une simple expérience – – la voici :

Aussitôt arrivé à la fin de cette phrase, fermez les yeux quelques secondes et essayez de visualiser l’intérieur de votre maison. Allez-y maintenant…

* * * * *

C’était plutôt facile, n’est-ce pas ? Si je vous demande, vous saurez me dire où se situe à peu près tout ce qui se trouve chez vous : votre lit, vos meubles, ce qui se trouve dans vos armoires et vos tiroirs etc.

ET MAINTENANT, SI VOUS FAISIEZ LA MÊME EXPÉRIENCE AVEC VOTRE VENTRE ?

Vous savez que vous avez un pancréas mais savez-vous où il se situe précisément ?

Et savez-vous à quoi il sert ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’est votre duodénum – – et de comment il est relié à votre estomac ? Rassurez-vous, ce n’est pas une interrogation écrite !

J’aimerais simplement que vous vous posiez cette question cruciale pour votre santé: que savez-vous vraiment sur votre système digestif et sur la manière dont vous pouvez-vous en occuper ?

Pour qu’il fonctionne normalement. Pour le soutenir lorsqu’il est à la peine. Ou pour le soigner lorsqu’il est malade.

Accordez-moi maintenant quelques minutes, installez-vous confortablement et dans instant, nous allons explorer ensemble ce qui se passe à l’intérieur de votre ventre.

Je vais vous aider à mieux connaître cette partie de vous. Vous allez découvrir à quel point ce qui s’y passe est crucial pour votre santé. Quels sont les pires dangers qui la menacent. Quels sont les gestes simples pour la soutenir.

Avant de vous en dire plus, la première chose que vous devez savoir est que votre système digestif exerce une grande influence sur toutes les autres parties de votre corps.

Hippocrate, le père de la médecine, a dit que « Toute maladie commence dans les intestins ». Des siècles plus tard, le prix Nobel de Médecine Elie Metchnikoff nous a révélé que « La mort commence dans le côlon » – – alors vous me croirez sans doute quand je vous écris aujourd’hui que les problèmes de digestion sont…

L’ORIGINE CACHÉE DE PRESQUE TOUTES LES MALADIES

Bien sûr quand on pense aux problèmes digestifs, on pense d’abord...

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Vous pouvez lire la suite de cet article sur le site :   https://explora-sante.com/digestion-difficile-manquez-vous-de-vitamine-t/

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(Avril 2019) –   L’art subtil de la respiration qui guérit

Une lettre d’informations de Mr. Léopold Boileau (Explora Santé)

L’art subtil de la respiration qui guérit

À cet instant où une personne passe de la vie à la mort, rien ne semble avoir changé.

La seule différence est que le défunt vient de rendre « son dernier souffle ».

Ce souffle qu’on ne voit pas et qui marque pourtant le début de la vie et sa fin.

De notre première respiration jusqu’à notre dernier soupir.

Pourquoi respirons-nous ?

En respirant, nous absorbons une nourriture invisible

Cette nourriture invisible, vous vous en doutez, c’est l’air que nous respirons.

Nous absorbons jusqu’à 8 kilos d’air chaque jour. Nous inhalons et nous expirons 12 à 18 fois par minute. 8 millions de fois par an. 600 à 700 millions de fois dans une vie. [1]

Nous le faisons de manière automatique depuis notre naissance jusqu’à notre dernier soupir.

Vous pourriez vous priver de manger ou boire pendant plusieurs jours.

Mais l’oxygène est votre première nourriture. Vous en avez besoin à chaque seconde pour vivre car il contribue à la fabrication de l’adénosine triphosphate (ATP), l’énergie vitale qui anime chaque cellule de votre corps.

Ce n’est pas tout :

Votre respiration est le lien entre votre corps et votre esprit...

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(Avril 2019) –   Activez le mode « rajeunissement » de votre corps

Une lettre d’informations de Mr. Léopold Boileau (Explora Santé)

Activez le mode « rajeunissement » de votre corps

Une étude de l’Université Harvard aux Etats-Unis révèle ce phénomène surprenant sur le sommeil.

Elle dit ceci : plus vous dormez longtemps « en phase Delta », plus vous rajeunissez.

Les chercheurs ont même calculé que ce simple changement permettrait de rajeunir de 9 ans en moyenne ! [1]

Qu’est-ce que le sommeil Delta ?Il s’agit du nom donné aux cycles de sommeil profond.

Pendant cette phase, lorsque vous dormez et que vous ne remarquez rien… votre cerveau active secrètement le mode « rajeunissement » de votre organisme.

Pendant la phase Delta, vous rajeunissez - littéralement - en dormant

Lorsque ce mode « rajeunissement » se déclenche, votre cerveau :

  • métabolise le glucose et reconstitue votre stock d’énergie pour le lendemain ;
  • évacue les déchets métaboliques qui l’encombrent grâce au liquide cérébro-spinal ;
  • consolide votre mémoire en triant et stockant vos souvenirs ;
  • favorise la sécrétion de l'hormone de croissance qui joue un rôle clé contre le vieillissement ;
  • stimule vos défenses immunitaires.

Le problème est que, d’après une étude parue en 2000, la part du temps de sommeil Delta passe de 18,9% en moyenne pour les jeunes adultes (jusqu’à 25 ans) à 3,4% seulement à partir de 50 ans. [2] Les causes de ce changement restent un mystère. Quoi qu’il en soit, c’est trop peu pour que le mode rajeunissement de votre corps effectue correctement son travail.

La diminution des phases Delta accélère le vieillissement

Dans l’étude dont je vous ai parlé au début de ce message, les chercheurs de l’Université de Harvard ont mesuré la longueur des télomères chez 4 117 femmes...

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(Avril 2019) –   Versez ceci dans votre tasse et buvez « la sagesse de l’univers »

Une lettre d’informations de Mr. Léopold Boileau (Explora Santé)

Versez ceci dans votre tasse et buvez « la sagesse de l’univers »

En Chine, on dit que « La sagesse de tout l'univers se trouve dans une tasse de thé ».

Bien avant les scientifiques occidentaux, les sages de la Chine ancienne avaient compris que le thé était bien plus qu’une simple boisson.

Le thé contient en effet l’une des substances naturelles les plus précieuses au monde : les polyphénols. Ces composés naturels possèdent de puissantes propriétés antioxydantes. Et ils font du thé un breuvage presque magique pour notre santé.

Avant de vous révéler quelles erreurs vous devez absolument éviter pour profiter des bienfaits prodigieux du thé, j’aimerais savoir… Vous êtes plutôt :

« Thé vert ou thé noir ? »

Naturellement, la réponse à cette question dépend d’abord de vos goûts. Mais savez-vous quel est le thé le plus bénéfique pour votre santé ?

Tous les thés contiennent de grandes quantités de polyphénols et ils sont donc tous riches en antioxydants. Maintenant, vous avez peut-être déjà entendu dire que le thé vert serait celui qui en contient le plus. En fait, ce n’est pas tout à fait exact. La différence entre le thé vert et le thé noir se situe plutôt dans la nature des sous-composés antioxydants qu’ils contiennent. [1]

Dans le thé vert, vous obtenez une grande quantité de catéchines qui contiennent elles-mêmes ce principe actif : l’épigallocatéchine gallate (EGCG). Cet antioxydant a fait l’objet de nombreuses études. Il aurait des bienfaits contre le cancer, Alzheimer, le surpoids et beaucoup d’autres maladies et problèmes de santé.

Quant au thé noir, il est riche en théaflavines et théarubigines. Ces composés antioxydants sont moins étudiés. Toutefois, on pense qu’ils seraient bénéfiques contre l’inflammation, le cholestérol et le diabète.

Vous pouvez donc boire du thé vert ou du thé noir et en retirer des bienfaits extraordinaires pour votre santé. Voici d’ailleurs une liste des bienfaits révélés par la science. Elle est loin d’être exhaustive et pourtant, vous allez voir qu’elle est déjà impressionnante.

La boisson ancestrale aux mille et une vertus

POUR votre cœur: des chercheurs australiens ont observé que...

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(Avril 2019) –   8 idées fausses sur la sciatique et les hernies discales

La lettre d’informations de Mr. Jean-Marc Dupuis (Santé-Nature-Innovation) du 15 mars 2019.

 

8 idées fausses sur la sciatique et les hernies discales

Chère lectrice, cher lecteur,

La sciatique est une douleur terrible qui descend dans la fesse et dans la cuisse, à cause d’un nerf comprimé par un disque vertébral ayant glissé dessus.

Les disques vertébraux sont des coussins de cartilage entre les vertèbres.

Les problèmes de disques sont très fréquents : 90 % des personnes de plus de 50 ans en ont.

Mais il existe de nombreuses idées fausses à ce sujet, qu’il convient de rectifier.

Je vous livre ici les toutes dernières informations sur la question, rassemblées lors du Colloque interdisciplinaire de formation continue sur le rachis à l’hôpital de la Tour, à l’intention des médecins, ayant eu lieu le 7 mars 2019 [1].

Idée fausse n°1 : « Les hernies discales doivent être opérées »

Ce n’est pas toujours vrai. Dans bien des cas, mieux vaut s’abstenir. Toujours avoir à l’esprit que, sans opération, dans 60 à 80 % des cas les patients porteurs d’une hernie discale vont mieux au bout de trois mois. 

90 % des patients vont mieux au bout d’un an.

Idée fausse n°2 : « Les hernies discales font mal »

C’est faux. La plupart des hernies discales ne provoquent aucune douleur. Le patient ne s’aperçoit de rien.

Un énorme problème est que, en cas de mal de dos, il est fréquent que le patient passe un scanner et qu’on repère alors une hernie discale, qui sera montrée comme la cause du mal de dos, donnant lieu à une opération.

En réalité, de nombreux cas de mal de dos sont mystérieux, sans cause bien identifiée par la médecine. On opère la hernie, mais, n’étant pas la cause, l’opération échoue.

En revanche, le patient court le risque (important dans le cas des opérations de ce type) d’une maladie nosocomiale, en particulier un staphylocoque doré qui s’installerait entre ses vertèbres, avec de très graves complications à la clé.

Idée fausse n°3 : « Les hernies discales sont provoquées par l’effort »

C’est faux : nos disques vertébraux, au contraire, aiment l’effort.

Quand nous courons, par exemple, nous améliorons l’hydratation des disques intervertébraux, ce qui les renforce. Rappelons que ces disques sont formés de cartilage, ils ne sont pas irrigués par le sang. Ils sont donc comme des éponges qui ont besoin de compressions et de dépressions pour faire circuler le liquide rachidien qui les nourrit.

Également, l’activité physique fait baisser la pression sur les disques intervertébraux, car les muscles agissent comme un hauban sur la colonne vertébrale. Cela diminue la pression sur les disques.

Enfin, l’activité physique renforce les muscles du dos, qui peuvent ainsi mieux soulager la colonne vertébrale.

En revanche, quand on est assis, les muscles du dos relâchés, la pression sur les disques est maximale. C’est là que les disques dégénèrent, et peuvent finir par former des hernies.

D’où les problèmes de disque fréquents chez les employés de bureau.

Idée fausse n°4 : « On se casse le dos en travaillant manuellement »

C’est faux, comme le point précédent.

L’activité physique, y compris celle exercée dans le cadre de son travail, n’aggrave pas la hernie discale.

Un métier physiquement exigeant ne participe pas aux troubles dégénératifs.

C’est l’inverse qui se produit : ayant un problème de dos à la base, avec des disques abîmés par l’inactivité, porter de lourdes charges provoque des douleurs.

Idée fausse n°5 : « La sciatique justifie un traitement chirurgical »

C’est faux dans 80 % des cas.

Les douleurs de sciatique (et de cruralgie) sont dues à une inflammation, qui se manifeste surtout la nuit par la libération de cytokines.

Lorsque cette phase est passée, généralement dans les 6 à 8 semaines, la douleur disparaît.

Après 3 mois, elle aura disparu spontanément chez 80 % des patients. Après un an, 90 % des patients vont mieux.

Idée fausse n°6 : « Une grosse hernie discale fait plus mal »

Faux. La taille de la hernie n’a rien à voir avec la douleur.

C’est sa forme qui est importante, et sa position : comprime-t-elle et dévie-t-elle la racine du nerf ?

C’est cela qui est important.

Idée fausse n°7 : « Il faut prendre des antidouleurs »

Malheureusement, l’effet des antidouleurs en cas de sciatique est très limité :

  • le paracétamol n’a pas été testé dans les études ;
  • la morphine n’a pas beaucoup d’efficacité prouvée ;
  • la cortisone est sans effet.

Idée fausse n°8 : « Il faut se reposer »

Faux. C’est le contraire qu’il faut faire !

Le repos prolonge la sciatique. L’activité physique l’abrège.

En revanche, les séances de kiné ne sont pas efficaces, ni les tractions.

L’ostéopathe aide à détendre les muscles, ce qui peut soulager la douleur. La stimulation nerveuse transcutanée aussi.

Pour soulager le mal de dos

Pour soulager le mal de dos, l’important est de travailler votre posture : la manière de vous tenir debout, de marcher, d’entrer et de sortir d’un fauteuil, de vous lever le matin, etc.

Je rappelle à mes lecteurs l’excellent programme du Dr Bernadette de Gasquet à ce sujet. C’est une méthode qui a transformé la vie de milliers de personnes et que je vous invite à découvrir en cliquant sur ce lien.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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Sources :

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